Chevrolet Suburban RST 2025 : essai routier

Chevrolet Suburban RST 2025 : essai routier Gallery

Cote AutoHebdo
Ce score est attribué par notre équipe d'examinateurs experts après des tests approfondis de la voiture.
Le Chevrolet Suburban possède déjà le titre du modèle le plus durable de toute l’industrie automobile, le premier véhicule ayant porté la mention Suburban étant le Chevrolet Carryall Suburban 1935. Le plus imposant des utilitaires de l’empire GM vient donc d’entrer dans sa dernière décennie avant de pouvoir souffler les 100 bougies d’un anniversaire assez unique pour un modèle automobile.
On pourrait affirmer que le moment est parfaitement choisi pour remanier la gamme de l’utilitaire, mais n’oublions pas le fait que cette génération du VUS a été introduite pour l’année-modèle 2021. L’actualiser était donc une priorité pour les stratèges de la marque américaine.
Nous avons récemment repris le volant d’une livrée RST munie du moteur V8 de 6,2-litres, question de voir s’il est toujours aussi pertinent… pour ceux et celles qui ont réellement besoin d’un tel mastodonte sur la route bien entendu. Voici ce que nous avons retenu lors de cet essai automnal.
Design 8 / 10
Esthétiquement, le Suburban RST 2025 conserve la silhouette de cette douzième génération. Les altérations sont surtout concentrées à l’avant avec ce bouclier qui, subtilement, replace les blocs optiques plus bas, à l’intérieur de ces « C » lumineux aux DEL, tandis qu’on observe également l’arrivée de ces immenses jantes de 24 (!) pouces. Précisons toutefois que ces jolies roues sont accompagnées d’un supplément monétaire assez salé, puisqu’il oblige l’acheteur à cocher d’autres options comme le toit panoramique, les sièges capitaine à assistance électrique à la deuxième rangée, l’ensemble Confort et l’ensemble Capacité RST qui inclut notamment la suspension pneumatique et le système Magnetic Ride Control.
On note également que le Suburban est habillé de plusieurs composantes noires ici et là à l’extérieur, une particularité du RST.
Sécurité 7 / 10
Chevrolet a doté le Suburban 2025 de nombreux dispositifs modernes de sécurité et d’aide à la conduite : caméras, alertes de collision, phares aux DEL avec feux automatiques, assistance au remorquage, et la liste s’allonge rondement.
Quant à ce système d’aide à la conduite Super Cruise, il a une fois de plus démontré qu’il était l’un des meilleurs sur le marché… lorsque les conditions idéales sont réunies. Pour les trajets interminables sur les autoroutes monotones canadiennes, ce gadget est bienvenu, et ce, même si le conducteur doit garder un œil sur la route qui le précède.
Mais, comme nous sommes devant un véhicule assez imposant et lourd, il ne faut jamais oublier tout ce que ça implique au chapitre de la physique. Disons seulement que les distances de freinage sont plus longues que celles d’une voiture sport munie de bons freins. N’allez pas croire un instant que le Suburban a des disques en carton. Mais, avec un gabarit aussi impérial, c’est (également) au conducteur d’ajuster sa conduite en fonction du véhicule qu’il contrôle.
Habitabilité 9 / 10
C’est là que le Suburban excelle. Trois rangées, jusqu’à 8 ou 9 places selon la configuration et beaucoup, beaucoup d’espace à revendre. Même avec trois rangées de passagers à bord, il y a encore de la place pour les bagages. Et si la troisième rangée est repliée, on peut ajouter plus de matériel dans l’espace de chargement arrière.
Pour la famille, les grands trajets ou le transport de volume (bagages, équipements, remorque), c’est un rêve d’habitabilité. L’accès aux rangées arrière reste acceptable, les assises sont larges, et l’impression d’espace est réelle. D’ailleurs, depuis que cette génération est en service, les passagers de la troisième rangée ne sont plus aussi tassés comme des sardines, grâce aux passages de roues qui sont moins contraignants que par le passé. La suspension indépendante y est pour quelque chose.
Convivialité 8 / 10
Il y a du nouveau à la première rangée alors que la planche de bord adopte une configuration plus en ligne avec les récents modèles au nœud papillon. En effet, cette fois, on réunit les deux écrans au sein d’un même panneau, à la manière des Equinox EV et/ou Trax, pour ne nommer que ceux-là.
Si la réponse de l’écran est excellente, il faut encore plonger dans les tunnels des sous-menus de l’infodivertissement pour accéder à certaines fonctions, comme les phares notamment. La solution à ce problème est assez simple, soit de placer ceux-ci en mode Auto, mais quand même. Est-ce que les concepteurs reviendront aux boutons traditionnels pour la prochaine génération du VUS? La question mérite d’être posée.
Tout n’est pas perdu cependant, car il y a encore quelques touches de type « piano » à la base des buses de ventilation centrales, ainsi qu’un bataillon de boutons à gauche du volant. Quant à la boîte de vitesses, elle se manie à partir du levier installé du côté droit de la colonne de direction. Facile à manier au quotidien, celle-ci nous apparaît un peu trop bon marché pour le Suburban. Mais bon, il y a pire, car le « bâton » se retrouve aussi à bord du Cadillac Escalade. Ouf!
Confort 8 / 10
Sur autoroute et routes secondaires, la sensation d’espace domine. Les sièges larges sont généralement confortables, quoique certains de mes passagers se sont plaints de la fermeté des rangées 2 et 3. Qui plus est, malgré la suspension pneumatique et la configuration indépendante derrière, le Suburban appartient toujours au créneau des véhicules à châssis échelle. C’est donc encore un peu « sautillant », surtout avec les sabots de 24 pouces qui doivent composer avec le réseau routier québécois, mais c’est tout de même plus coussiné que dans une camionnette pleine grandeur dépourvue d’une charge dans la boîte.
Puissance 9 / 10
Sous le capot de la version RST 2025, on trouve le V8 atmosphérique de 6,2-litres. Le bloc livre 420 chevaux en puissance et 460 lb-pi en couple. La seule boîte de vitesses disponible est l’unité automatique à dix rapports qui, il faut le souligner, travaille bien avec le moteur. Sous le pied droit, c’est donc suffisant, et ce, même s’il y a quelques jeunes assis derrière et que le coffre est bien rempli.
Agrément de conduite 7 / 10
La puissance, c’est bien beau, mais ça ne fait pas du Suburban une usine d’adrénaline. Le plus imposant des utilitaires Chevrolet reste un engin volumineux pour conduire au quotidien avec les inconvénients que l’on connaît : maniabilité réduite en ville, rayon de braquage important, stationnement parfois acrobatique, etc.
Sur l’autoroute ou les routes secondaires, l’agrément de conduite est meilleur, car le Suburban excelle surtout quand il y a de l’espace sur le chemin. En ville, c’est une autre histoire. Parlez-en au voiturier qui a dû trouver une place de stationnement dans le Vieux-Port de Montréal avec ce monstre.
Consommation 6 / 10
Malheureusement, le talon d’Achille du « gros » V8, c’est sa consommation d’essence. Suburban 2025 : avec le V8 6,2 L, la consommation reste élevée. Même selon les chiffres de l’ÉnerGuide canadien de RnC (Ressouces naturelles Canada), la moyenne globale du pachyderme n’est que de 15 L/100 km.
En ne ménageant pas la mécanique, il est très facile de frôler les 17 litres aux 100 km, surtout quand le VUS est consigné aux arrêts/départs en milieu urbain.
Équipement 8 / 10
La version RST 2025 offre un bon niveau d’équipement, comme c’est le cas pour les livrées plus onéreuses. Certes, il reste encore deux niveaux mieux équipés que le RST (Premier et High Country), mais avec la calandre noire, les jantes spécifiques, les phares aux DEL, les rétroviseurs chauffants, le hayon électrique, les écrans plus larges, la connectivité, l’interface assurée par le géant Google, les multiples aides à la conduite et tout ce qui fait d’un Suburban… un Suburban, le niveau RST demeure un choix intéressant pour le consommateur qui recherche un minimum de style au volant du plus majestueux des Chevrolet.
Valeur 7 / 10
Avec un PDSF de 93 499 $ pour la version RST avant les frais, les options et les taxes en vigueur. Le Suburban n’est pas le véhicule le plus abordable sur le marché. En fait, pour ceux et celles qui lorgnent du côté des gros VUS, mais qui ne veulent pas dépasser le cap psychologique des 100 000 $, les livrées de base du Suburban sont déjà bien nanties en matière d’équipement. Et puisqu’il s’agit d’une valeur sûre, la valeur de revente est très bonne, malgré la dépréciation rapide la première année.
Ici, c’est à l’utilisateur de calculer ses besoins en fonction de ses revenus. Un livreur pour une chaîne de restauration rapide ne devrait jamais considérer le Suburban comme un choix logique pour son emploi.
Conclusion
Le Chevrolet Suburban RST 2025 est un VUS « à l’ancienne » … dans tous les sens du terme. Il en impose sur la route, sa polyvalence est dure à battre et on s’y sent bien à bord pendant les longs trajets. Mais, son acquisition vient avec un prix, celui du carburant qui l’abreuve notamment, mais aussi les désagréments liés aux dimensions astronomiques du VUS.
Mais, ça ne devrait pas empêcher le Chevrolet Suburban de célébrer ses 100 ans d’existence dans une dizaine d’années, car même s’il ne s’adresse pas à tous les foyers, le gros camion demeure pertinent dans le paysage automobile de 2025.
Caractéristiques
| Cylindrée | 6.2L |
| Nb. de cylindres | V8 |
| Puissance | 420 ch |
| Couple | 460 lb-pi |
| Consommation de carburant | 16,6/13,0/15,0 L/100 km ville/route/comb |
| Volume de chargement | 1,175 / 2,656 / 4,097 L |
| Modèle à l'essai | Chevrolet Suburban RST 2025 |
| Prix de base | 93 499 $ |
| Taxe climatiseur | $100 |
| Frais transport et préparation | 2 400 $ |
| Prix tel qu’essayé | 114 589 $ |
| Équipement en option | Groupe Technologie de pointe (5 155 $), Groupe Capacité RST (2 930 $), Moteur V8 6,2-litres (3 190 $), Groupe Confort (2 590 $), Roues de 24 pouces (2 550 $), Toit panoramique (1 725 $), Groupe Être actif (930 $), Groupe Remorquage Max (700 $), Teinte Rouge éclatant (595 $), Sièges baquets 2e rangée (430 $), Chauffe-bloc (195 $). |
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