Achat d’un véhicule d’occasion : 10 points à négocier pour réaliser la meilleure transaction possible
L’achat d’un véhicule d’occasion est, pour certaines personnes, l’une des transactions les plus stressantes. C’est attribuable au fait que les montants en jeu sont importants, mais aussi à la simple réalité qu’on fait l’acquisition d’un bien que l’on ne connaît pas comme le fond de sa poche. On sait à quoi sert un véhicule, mais lorsque vient le temps d’en évaluer l’état et la valeur, on est un peu perdu.
Heureusement, des experts sont à notre disposition pour nous aider, que ce soit avec des conseillers financiers pour les prêts, des mécaniciens pour l’état du véhicule, etc. L’important, c’est d’arriver préparé lors de l’achat d’un modèle.
Et pour être prêt, il y a plusieurs choses à savoir. Sur le marché de l’occasion, tout se négocie, ou presque. Le prix affiché n’est jamais le prix final, et les vendeurs, qu’ils soient des particuliers ou des concessionnaires, s’attendent à ce qu’on les approche avec des arguments. Le problème, c’est qu’on ne sait pas trop par où commencer ni ce qu’on peut remettre en question ou sur quoi argumenter pour faire baisser la facture.
Voici 10 conseils susceptibles de vous aider dans cette préparation, des conseils qui, si appliqués à la lettre, faciliteront votre processus et vous aideront à réaliser la meilleure transaction possible.
1 — Le prix de vente
La première chose à évaluer avant de vous rendre chez un particulier ou un détaillant, c’est de vérifier si le prix affiché du véhicule est trop élevé. Pour ce faire, vous pouvez consulter les cotes officielles, comme celles publiées par le Canadian Black Book (CBB) ou encore toutes les annonces de véhicules similaires affichées sur AutoHebdo. Comparez des véhicules semblables (année, état, kilométrage, etc.) dans votre région et voyez quel est le prix moyen du modèle que vous souhaitez.
Ensuite, fixez le prix que vous souhaitez payer. Par exemple, pour un véhicule affiché à 8500 $, vous pourriez décider que votre prix maximum est de 7200 $. Le cas échéant, déterminez ensuite le prix de votre première offre. Soyez agressifs, mais pas trop. Si vous offrez 4000 $, le vendeur sera offusqué. Si c’est un particulier, il mettra peut-être fin à la discussion. Vous pouvez offrir 6000 $ ou 6500 $ et voir quelle sera sa réaction. Soyez fermes et calmes.
Enfin, c’est un cliché, mais si vous pouvez magasiner à la fin du mois, ça peut vous être favorable, car certains ont des objectifs de vente mensuels à réaliser. C’est un couteau à double tranchant, toutefois, car si lesdits objectifs sont déjà atteints…
2 — Réparations ?
Une fois un prix convenu, il est temps de discuter de l’inspection mécanique. Si le véhicule est chez un concessionnaire, il est possible que cette étape ait déjà été réalisée et que les réparations aient été effectuées. Attention, toutefois, il ne faut pas leur faire confiance aveuglément. Si vous le pouvez, faites quand même inspecter par un atelier indépendant. Et avec un particulier, là, c’est non négociable. Ne faites pas confiance à ce que l’on vous raconte et insistez pour faire inspecter le véhicule par votre mécanicien. Si l’on vous refuse cette étape, fuyez; c’est un drapeau rouge.
À l’inspection, si des réparations importantes sont à effectuer, voilà un autre outil de négociation qui vous permettra de faire baisser le prix. Vous pouvez exiger que telle ou telle réparation soit faite, ou encore offrir au vendeur de partager les coûts, selon l’opinion de votre mécanicien quant aux travaux à réaliser.
C’est simple, c’est légitime, et c’est souvent là que se négocient les meilleures affaires.
3 — Les pneus
L’état des pneus est souvent négligé. Pourtant, ils représentent une dépense non négligeable. Quatre pneus neufs, ça peut facilement vous coûter entre 600 $ et 1200 $. Si les pneus montés sur le véhicule sont au bout du rouleau, voilà un argument concret pour demander une réduction équivalente ou pour exiger qu’on les remplace avant la livraison. Examinez la profondeur des rainures, l’usure uniforme sur la bande de roulement ou la présence de bosses sur les flancs. Est-ce que des pneus d’hiver sont inclus dans la transaction ? Si oui, est-ce qu’il y a un deuxième jeu de jantes où il faudra penser à en acquérir ou payer pour faire monter les pneus à chaque changement de saison ?
4 — Les garanties ?
Si le véhicule convoité est récent, il est possible qu’il soit encore couvert par la garantie du fabricant. Soyez certains de bien vérifier les modalités à cet égard. Un particulier pourrait vous dire que le modèle est toujours couvert pour encore six mois alors que ce n’est pas tout à fait le cas.
En ce qui a trait à un concessionnaire, des protections de base sont souvent offertes, mais il est toujours possible d’en faire ajouter. On vous en proposera à des prix parfois élevés. Soyez prudents. C’est vous qui avez un pouvoir de négociation. Si vous avez remarqué que le véhicule est dans la cour du détaillant depuis un certain temps déjà, dites-vous que le concessionnaire a hâte de le voir partir. Vous avez le gros bout du bâton.
Chez certains dépositaires, vous pourrez mettre la main sur des véhicules dits « certifiés ». Ce sont souvent des produits en excellente condition, des modèles qui ont fait l’objet d’une mise à niveau importante et qui s’accompagnent de garanties intéressantes.
Parfois, un modèle un peu plus cher, mais protégé pendant six mois ou une année, ça vaut quelques dollars de plus. La chose la plus importante, c’est votre paix d’esprit; vous devez être satisfaits des termes de votre transaction. Écoutez votre petit doigt, comme le dit l’expression.
5 — Attention aux frais administratifs
En certains endroits, on pourrait vous exiger des frais administratifs, allant de 300 $ à 600 $. Puisqu’il est toujours difficile de contester ce genre de frais, les gens ont tendance à payer. Or, dans bien des cas, ils sont largement inventés ou surévalués. Ils servent d’abord et avant tout à gonfler la marge de profit du détaillant. Ce n’est pas illégal, mais ça reste négociable. Vous pouvez demander qu’ils soient réduits ou inclus dans le prix de vente fixé dès le départ.
Si vous avez négocié de façon serrée et fait baisser le prix de beaucoup, il est possible que ces frais soient non négociables, car le concessionnaire décide de faire peu de profit pour faire tourner son inventaire.
6 — Le taux de financement
Si vous décidez de financer votre achat chez le concessionnaire, sachez que le taux qu’on vous propose n’est pas gravé dans le marbre. Les dépositaires agissent comme intermédiaires auprès des institutions financières et perçoivent souvent une commission sur le taux qu’ils vous proposent. Il est toujours utile d’arriver avec une approbation de financement de votre banque ou de votre caisse populaire afin de pouvoir travailler et négocier avec un point de comparaison. Ça vous donne un levier réel pour faire baisser le taux proposé ou, tout simplement, pour décider d’y aller avec votre propre méthode de financement.
C’est votre argent et ça, c’est non négociable.
7 — Véhicules de courtoisie et entretiens inclus
Si vous devez vous procurer un véhicule rapidement, mais que le modèle qui vous intéresse n’est pas encore prêt, vous pouvez demander à ce qu’on vous fournisse un véhicule de courtoisie en attendant votre nouvelle monture. On vous dira non, mais vous pouvez décider que c’est une condition sine qua non si le modèle que vous souhaitez n’est pas prêt. Vous pouvez toujours menacer d’aller ailleurs.
Aussi, pensez à faire inclure les premiers entretiens de votre modèle, comme la première vidange d’huile et la première rotation des pneus. Indiquez que vous avez confiance en la concession et que vous souhaitez que ce soit elle qui soit responsable de l’entretien du véhicule à long terme, mais que vous souhaitez, au préalable, un geste qui démontre aussi la confiance du concessionnaire envers votre engagement envers lui.
Vous serez libre de faire ce que vous voulez par après, en fonction de la qualité du service qui vous sera livré.
8 — Accessoires et équipements additionnels
Dans le même ordre d’idées, n’hésitez pas à demander que des accessoires pour votre véhicule soient inclus, comme des tapis d’hiver, une couche de protection pour la peinture, un démarreur à distance, etc. Ça ne coûte rien de le demander. Si le vendeur refuse de bouger sur le prix de vente final, vous pouvez exiger des accessoires afin d’obtenir la valeur que vous souhaitez en bout de piste. Il y a souvent de bonnes affaires à réaliser de ce côté.
9 — Les conditions de livraison
Ça peut paraître banal, mais déterminez avec le vendeur, avant de signer, les conditions de livraison du véhicule. Vous pouvez exiger qu’il soit plein d’essence, ce qui peut représenter un montant d’environ 100 $ avec certains véhicules. Demandez aussi que les fluides soient changés, ainsi que les filtres. L’hiver, exigez également le plein de liquide lave-glace et, pourquoi pas, quelques bidons que vous laisserez dans le coffre.
10 — Votre véhicule d’échange
Si vous avez un véhicule à offrir en échange, voilà un endroit où vous pouvez économiser plusieurs milliers de dollars. La vérité, c’est qu’on vous offrira bien peu pour votre modèle par rapport à ce que vous pouvez obtenir en vendant à un particulier. C’est normal, car le concessionnaire qui décide de reprendre votre véhicule devra investir pour le mettre à niveau. Il devra également le vendre plus cher pour réaliser un profit.
La meilleure marche à suivre, c’est de vendre à un particulier, puis d’acheter votre nouveau modèle dans une transaction séparée. C’est plus compliqué, mais vous allez épargner au passage.
Conclusion
Voilà donc quelques conseils qui, nous l’espérons, vous permettront de réaliser la meilleure transaction possible lors de votre prochain changement de véhicule. N’oubliez pas que la décision ultime vous appartient et que toute pression qu’on vous fait subir est un signal d’alarme.
Bon magasinage !
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