Subaru Forester 2019 à 2024 : essai routier usagé

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Le Forester a toujours miser sur l’aventure, les grands espaces. Vous savez, cette famille qui pratique régulièrement l’escalade, le vélo de montagne, et le camping sauvage. Né en 1997, le Forester a toujours eu cette vocation de petite familiale pratique, coincé entre la Legacy et l’Outback. La cinquième génération, lancée en 2019, se voulait plus mature : plus rigide, plus spacieuse, plus techno, mais sans ce bon vieux moteur turbo qui donnait un peu de piquant. Subaru a préféré le retirer pour des raisons encore obscures.
Mécanique et versions
Entre 2019 et 2024, le Forester se déclinait en une ribambelle de versions : 2.5i, Convenience, Touring, Sport, Wilderness, Limited et Premier. Toutes partagent le même moteur 4 cylindres à plat de 2,5 litres, bon pour 182 chevaux et 176 lb-pi de couple. Pas de turbo, pas de drame, juste un ronron de boîte CVT qui s’étire comme un élastique fatigué. La traction intégrale symétrique , signature de Subaru, reste le clou du spectacle. Elle gère la motricité avec sérieux, même quand le moteur donne l’impression d’avoir besoin d’un espresso. Le modèle Wilderness se distingue toutefois avec un peu plus de garde au sol et une capacité de remorquage de 3 000 lb, soit le double des autres versions .Côté consommation, Subaru annonce 8,2 L/100 km, mais dans la vraie vie, on tourne plus souvent autour de 9,5 L/100 km, surtout quand on affronte un hiver québécois et sa neige collante.
Vie à bord
L’habitacle du Forester, c’est un mélange de sobriété et de bon sens avec dans les modèles d’entrée de gamme un peu trop de sobriété. Un bon espace de vie, des sièges confortables, une visibilité panoramique et un coffre assez généreux pour avaler un trio de labradors. Les versions récentes offrent Apple CarPlay et Android Auto, bien que l’écran ait la réactivité d’un micro-ondes des années 90. Le système EyeSight(freinage automatique, régulateur adaptatif, alerte de sortie de voie) est devenu de série dès 2022, ce qui en fait un choix plus judicieux pour ceux qui aiment que la voiture freine à leur place quand ils regardent leur téléphone.
Sur la route
Le Forester n’est pas sportif, et il ne le prétend même plus depuis l’abandon du modèle turbo. Il se contente d’être tranquille, prévisible et doux, un peu comme un golden retriever. La suspension absorbe bien les bosses, la direction est précise, et l’ensemble inspire confiance. En revanche, les accélérations sont timides — 0-100 km/h en environ 9,5 secondes — et la CVT fait chanter le moteur plus haut qu’un ténor italien dans un opéra de Verdi.
Conclusion
Le Subaru Forester est le choix parfait pour ceux qui veulent une voiture fiable, pratique, sûre, mais un peu endormante. On le choisit pour sa traction intégrale, son habitabilité et son comportement rassurant — pas pour les sensations fortes. Un VUS fidèle, mais sans éclat. Le Forester, c’est un peu comme ces bottes d’hiver que tu traînes depuis dix ans : pas sexy, mais tu sais qu’elles te ramèneront à la maison, même dans une tempête.
Problèmes connus et rappels au Canada (2019-2024)
Rien de catastrophique, mais quelques accrocs :
- 2019 : rappels liés à la suspension, au moteur et à la direction.
- 2022 : rappel pour un interrupteur d’inhibition défectueux (boîte CVT).
- 2023-2024 : rappel pour un arbre de transmission pouvant se détacher (oui, littéralement).
Côté soucis récurrents :
- Pare-brise fragiles (des fissures apparaissent rapidement).
- Quelques plaintes de bruits mécaniques mineurs et d’hésitation de CVT.
Rappels (transport Canada)
2019 : La valve PCV (Positive Crankcase Ventilation) pourrait tomber en panne.
2021 : Pompe à carburant basse pression qui peut tomber en panne, moteur qui tourne mal ou ne démarre pas; perte possible de puissance en conduite.
2019 à 2021 : Boulons du support de barre stabilisatrice arrière (rear stabilizer bracket) susceptibles de se desserrer avec le temps, provoquant bruit, et dans le pire cas, détachement, ce qui pourrait compromettre la stabilité.
2023 : Boulons fixant le support de maintien central de l’arbre de transmission (driveshaft center support brace) peuvent se desserrer; si desserrage grave, l’arbre pourrait se séparer à l’avant.
2023 : Manque possible de qualité dans la fabrication des axes de roue avant (front axle shafts). Ces axes peuvent se casser, entraînant perte de puissance à la roue, ou — si le frein de stationnement n’est pas appliqué — roulage involontaire.
2023 : Boulons d’attachement du tuyau de liquide de refroidissement (coolant pipe) qui pourraient ne pas être correctement serrés ; fuite de liquide possible vers l’échappement, risque d’incendie.
2024 : Détection d’occupant (Occupant Detection System – ODS) : composant électrique des capteurs pourrait être mal fabriqué, se fissurer, permettant l’entrée d’humidité, causant un court‐circuit. Le coussin gonflable avant passager (airbag) ne déploie pas même s’il y a un passager, à cause du défaut.
Sécurité et fiabilité
Là, Subaru se rattrape.
- IIHS : « Top Safety Pick+ » chaque année de 2019 à 2024.
- NCAP : 5 étoiles globales.
- Cote de fiabilité : 7,5/10 (au-dessus de la moyenne pour le segment).
Subaru reste reconnu pour sa mécanique robuste et sa traction intégrale efficace, à condition d’entretenir la CVT religieusement.
Prix moyens au Canada
Année Prix moyen
2019 20 500 $
2020 22 000 $
2021 24 000 $
2022 26 000 $
2023 28 000 $
2024 30 000 $
(Source : Canadian Black Book, AutoHebdo,)
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