Mini Cooper C 2026 : essai routier

L’essai de la Mini Cooper la plus basique révèle qu’il n’est aucunement nécessaire de viser les variantes sportives pour s’amuser au volant.

Pour
plus
Clin d’œil très réussi au passé
plus
Tenue de route de go-kart
plus
Agrément de conduite supérieure à la moyenne
Contre
minus
Pas de boîte manuelle
minus
Fermeté de la suspension (nids-de-poule)
minus
Complexité du système d’infodivertissement

Cote AutoHebdo

Ce score est attribué par notre équipe d'examinateurs experts après des tests approfondis de la voiture.

Cotes
7,6
Design
9,0
Convivialité
7,0
Confort
7,0
Habitabilité
6,0
Agrément de Conduite
9,0
Puissance
7,0
Consommation
8,0
Valeur
7,0
Caractéristique
8,0
Sécurité
8,0

Apparue au moment de sa refonte en 2024, la Mini Cooper C est venue remplacer l’ancienne version d’entrée de gamme. Logée sous les Cooper S et Cooper JCW, la « C » n’a peut-être pas droit à la sportivité des deux autres, mais ça ne fait pas nécessairement d’elle une version à éviter pour autant.

Même qu’à la vue des tarifs exigés pour les trois niveaux de Cooper, l’offre la plus accessible est beaucoup plus alléchante pour le portefeuille de cette jeune clientèle que cherchent à séduire les stratèges de la division britannique, surtout si celle-ci n’en a que faire des statistiques d’accélérations et de tenue de route.

Avec son moteur 4-cylindres turbo de 2,0-litres, sa boîte à double embrayage à sept rapports et ses 161 chevaux, elle s’en tient au strict minimum et même un peu plus, mais ce qui compte vraiment, c’est de savoir si cette Mini Cooper C conserve la recette qui a fait de cette icône britannique une voiture reconnue à l’échelle mondiale. La réponse dans les lignes qui suivent.

Design : 9/10

Mini-Cooper-C-2026 (1)

MINI n’a pas réinventé la roue avec cette nouvelle Cooper. Et c’est tant mieux. D’ailleurs, parlez-en aux designers affectés à tous ces modèles qui se basent sur leur passé pour vendre l’expérience de conduite, comme la Ford Mustang, la Porsche 911, le Jeep Wrangler ou n’importe quel autre bolide à la sauce rétro.

La silhouette demeure immédiatement reconnaissable avec son capot court, ses roues repoussées aux quatre coins, son toit presque vertical et ses proportions qui n’appartiennent à aucune autre voiture du marché. La nouvelle génération simplifie toutefois le coup de crayon. Les surfaces sont plus propres, les poignées affleurantes et les nombreux détails décoratifs des anciennes MINI ont été retirés. Les phares circulaires demeurent évidemment au rendez-vous, mais leur signature lumineuse peut désormais varier. À l'arrière, les feux reprennent la forme triangulaire devenue caractéristique de la marque, un détail qui pourrait ne pas plaire aux plus inconditionnels de la voiture.

Bref, la Cooper C n’essaie pas de faire dans la discrétion. Elle attire les regards sans avoir besoin d’un gigantesque logo. Mention honorable à ces jantes de 17 pouces qui absorbent mieux les irrégularités du bitume québécois, contrairement aux sabots optionnels de 18 pouces de la Cooper S.

Sécurité : 8/10

La Cooper C bénéficie d’une gamme moderne de systèmes d’aide à la conduite, comme le Safe Exit, qui retarde l’ouverture des portières si un véhicule s’approche et avertit même les utilisateurs de la route. Malheureusement, pour bénéficier des assistances, comme le maintien au centre de la voie ou le régulateur de vitesse adaptatif, il faut débourser 800 $ supplémentaires, mais dans ce cas-ci, la voiture n’était pas équipée de ce groupe optionnel.

L’écran circulaire au centre de la planche de bord n’est pas le plus simple à utiliser lors des premiers kilomètres. On y revient dans le paragraphe consacré à la convivialité. C’est élégant. C’est moderne. Mais ce n’est pas toujours intuitif.

Malheureusement, au moment d’écrire ces lignes, ni l’IIHS, ni la NHTSA n’avaient mis à l’épreuve la plus récente génération de la Cooper.

Habitabilité : 6/10

Mini-Cooper-C-2026 (16)

Ici, il ne faut pas se raconter d’histoires. La MINI Cooper trois portes est une petite voiture. Et elle assume pleinement son rôle. À l’avant, deux adultes profitent d’un espace tout à fait convenable, avec une position de conduite basse et agréable. À l’arrière, en revanche, la situation se gâte rapidement. Les deux places supplémentaires sont davantage destinées aux enfants ou aux adultes de petite taille qu’aux passagers qui prévoient un long voyage.

Le coffre n’est pas particulièrement généreux non plus. Bref, il est plus facile d’y loger beaucoup de matériel lorsque la banquette arrière est repliée vers l’avant. Acheter une Mini Cooper, c’est accepter plusieurs compromis au chapitre de l’espace intérieur.

Convivialité : 7/10

La nouvelle MINI, avec son écran très mince et toujours aussi circulaire, n’essaie pas de trop en faire. Même que l’écran logé derrière le volant de la dernière génération a disparu au moment de la refonte en 2024, ce qui donne un environnement un peu plus épuré.

Le gigantesque écran circulaire OLED de 9,4 pouces attire immédiatement l'attention et devient le centre névralgique de l'habitacle. Navigation, divertissement, réglages et diverses fonctions du véhicule y sont regroupés. Mais ce dernier requiert une période pour s’y acclimater. Comme chez Tesla, certains réglages sont maintenant enfouis dans les menus. Pour une voiture qui se veut ludique et simple, l'expérience pourrait parfois être plus directe.

Heureusement, les concepteurs ont conservé quelques interrupteurs physiques au bas de la planche de bord, notamment pour certaines fonctions essentielles. C'est une bonne chose, et ce, même si celles-ci n’ont rien de conventionnel.

Confort : 7/10

Mini-Cooper-C-2026 (23)

Une MINI n’a jamais été réputée pour sa douceur de roulement. On l’achète pour son comportement de go-kart, un point c’est tout. Mais, avec ses « petites » jantes de 17 pouces et ses ajustements de suspension un peu plus souples, la Cooper C est assurément la version (de la Cooper, et non de la gamme Mini qui comprend le Countryman notamment) la mieux outillée pour affronter nos routes usées par le temps. La Cooper C ne change pas complètement la donne toutefois. La suspension demeure un brin ferme, question de garder ce contact permanent avec la route. Sur une belle route sinueuse, cette fermeté devient une qualité.

Cela dit, comme nous l’avions noté lors de notre essai de la Cooper S plus tôt en 2025, l’insonorisation et la qualité générale de présentation ont fait un bond appréciable. La Cooper moderne donne beaucoup moins l'impression d'être une petite voiture bon marché. Et la position de conduite demeure excellente : basse, droite et suffisamment sportive pour donner envie de prendre le volant, dont la prise est trop grosse pour certains.

Puissance : 7/10

Voilà probablement le plus gros dilemme de cette Cooper C. Le 4-cylindres turbo de 2,0-litres est le même pour les trois niveaux de Cooper, mais à bord du premier échelon, la puissance est limitée à 161 chevaux, contre 201 chevaux pour la S et 228 pour la John Cooper Works.

Malgré tout, la présence de ce 4-cylindres sous le capot est beaucoup plus intéressante que l’ancien 3-cylindres turbo. La Cooper C n’est pas une bombe, mais elle n’a rien d’une tortue non plus. Le moteur répond avec suffisamment de vigueur pour les dépassements et les entrées d’autoroute. La boîte à double embrayage à sept rapports fait généralement du bon travail et garde le moteur dans sa plage de puissance.

Pour les amateurs de performances, toutefois, la Cooper S demeure beaucoup plus intéressante.

Agrément de conduite : 9/10

Mini-Cooper-C-2026 (11)

Voilà pourquoi on pardonne tant de choses à cette voiture. La Cooper C est amusante, même si elle n’a pas passé autant de temps au gymnase que sa consœur, la Cooper S. La direction est vive, le train avant répond rapidement et la voiture change de direction avec une facilité qui semble appartenir à une autre époque. Avec ses dimensions compactes, elle donne l’impression de pouvoir placer les quatre roues exactement là où on le souhaite.

Et c’est particulièrement agréable en ville. Mais c’est sur une petite route sinueuse que la recette prend tout son sens. La Cooper C ne possède pas la puissance de la Cooper S, mais elle encourage tout de même à chercher la prochaine courbe. Et s’il est permis de critiquer l’emplacement de ces roues motrices, ça ne change rien. La Cooper est une usine à sensations, peu importe l’écusson tatoué dans la grille de calandre.

C’est devenu tellement rare dans l'industrie que cela mérite d’être souligné.

Consommation : 8/10

L’ÉnerGuide canadien annonce une moyenne de consommation de 7,4 L/100 km pour la Cooper la moins véloce de la gamme. Compte tenu du format et du rendement du quatre cylindres turbo, le résultat est raisonnable pour une citadine résolument plus amusante que la moyenne des petites.

Évidemment, en conduisant la voiture de manière énergique, cette donnée grimpe au-delà des 8 litres par tranche de 100 km, mais même avec une consommation plus élevée, la Cooper C n’oblige pas son propriétaire à vider ses poches chaque fois qu’il doit ravitailler.

Équipement : 8/10

Mini-Cooper-C-2026 (28)

La Cooper C peut être équipée de plusieurs technologies modernes, notamment l’affichage tête haute, les systèmes d’aide au stationnement et différents ensembles permettant de personnaliser considérablement l’expérience. Mais, pour profiter de tout ce que Mini offre à bord de sa voiture, il faut évidemment se tourner vers le carnet d’options. Pour la suspension adaptative, il faut ajouter 600 $, tandis que pour le groupe Assistance Plus (qui ajoute le régulateur de vitesse adaptatif et le maintien dans la voie, notamment), il faut prévoir 800 $. Quant à l’affichage tête haute, c’est 900 $ qui s’ajoutent à la facture, quoique, dans ce cas-ci, le choix du groupe Premier+, d’une valeur de 1 250 $, inclut d’office l’affichage tête haute, ainsi que le démarreur à distance, les modes de conduite et l’éclairage d’ambiance.

Valeur : 7/10

Avec un PDSF de 35 990 $, la Cooper C n’est pas donnée. Il y a une décennie à peine, une Cooper JCW commandait un peu plus de 40 000 $, alors qu’en 2026, le bolide de la gamme surpasse le cap des 50 000$.

Certes, la Cooper propose une expérience de conduite et une personnalité que peu de concurrentes peuvent égaler. Mais elle demeure une voiture à quatre places, dont deux difficiles d’accès. De plus, les puristes de la Cooper ajouteront qu’il manque une boîte de vitesses manuelle à l’équation. Mentionnons toutefois que l’unité à double embrayage est un heureux prix de consolation pour la sportivité de la puce.

À ce prix, certains acheteurs seront tentés de regarder du côté de voitures plus puissantes, plus spacieuses ou simplement plus polyvalentes. Une Volkswagen Golf GTI est une option plus dispendieuse, certes, mais qui s’avère beaucoup plus sportive et pratique au quotidien, grâce à sa carrosserie cinq portes, mais aussi par sa capacité d’asseoir cinq passagers.

Conclusion

Depuis sa refonte il y a deux ans à peine, la Mini Cooper fait jaser, notamment à cause de l’annulation de la boîte manuelle, une option qui était de toute manière de plus en plus boudée par les acheteurs. Pourtant, l’essence même du modèle n’a pas été effacée. La petite est toujours plaisante à conduire, même à la limite. Et même s’il existe des versions plus vitaminées, la Cooper C en fait suffisamment pour accrocher un sourire au visage de son conducteur et c’est probablement ce qui compte le plus à bord d’une voiture aussi singulière que la Mini Cooper.

Mini-Cooper-C-2026 (12)

Infobox icon

Fiche technique

Fabricant, Modèle, Version, Année

Mini Cooper C 2026

__Prix de base __

35 990 $

Équipement en option

Groupe Premier+ (1 250 $)

Taxe climatiseur

100 $

Frais transport et préparation

2 295$

Prix tel qu’essayé

40 306 $ $ (avec frais inclus, sans taxes)

Puissance

161 chevaux

Couple

184 lb-pi

Consommation de carburant

8,6 / 6,0 / 7,4 L/100 km (ville/route/comb)

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Vincent Aubé

Ayant étudié en journalisme à l’Université de Montréal, Vincent Aubé a décidé de joindre l’utile à l’agréable en consacrant sa carrière à couvrir tout ce qui a quatre roues et un volant.

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