Buick Envision Avenir 2026 : essai routier
Cote AutoHebdo
Ce score est attribué par notre équipe d'examinateurs experts après des tests approfondis de la voiture.
Le Buick Envision a déjà soufflé ses dix premières bougies… l’an dernier pour être plus précis. D’ailleurs, le plus récent remodelage de 2024 demeure encore d’actualité en 2026, alors que l’utilitaire compact entame sa troisième campagne sous cette forme plus expressive.
Au fil des années, Buick s’est transformé en spécialiste du véhicule utilitaire. Les berlines confortables de la marque aux trois boucliers appartiennent tristement au passé glorieux de la marque américaine. À l’image de Lincoln, Buick puise largement dans la banque de pièces de GM pour bâtir ses modèles et avec l’abandon du Cadillac XT4, l’Envision devient du même coup l’option la plus juste pour répondre aux besoins de cette clientèle qui refuse toujours de passer du coté électrique, sans sacrifier l’aspect luxueux.
Nous avons repris le volant du compact utilitaire l’instant de quelques jours en ce retour des beaux jours à la mi-mars. Voici ce que nous avons retenu.
Design : 9/10
La livrée Avenir demeure le sommet du raffinement chez Buick, un peu comme Denali chez GMC. À l’intérieur, l’Envision adopte une présentation plus moderne (que par le passé), dominée par un immense écran incurvé qui traverse la planche de bord.
À l’extérieur, la silhouette reste élégante et équilibrée. La signature lumineuse affinée, la calandre distinctive Avenir et les jantes de 20 pouces confèrent au véhicule une allure chic sans tomber dans l’exubérance. Ce n’est peut-être pas le design le plus spectaculaire du segment, mais il vieillit très bien et dégage une certaine prestance. Contrairement à plusieurs concurrents, Buick embrasse également son passé chromé, l’échelon Avenir qui scintille lorsque le soleil brille de tous ses feux. À notre humble avis, il s’agit certainement du plus homogène des modèles de la marque.
Convivialité : 8,5/10
La grande nouveauté depuis la refonte de 2024 se trouve à bord. L’écran incurvé de 30 pouces inspiré des modèles électriques de GM – et des autres modèles Buick, rappelons-le – domine désormais l’habitacle et regroupe instrumentation numérique et système multimédia. Ne cherchez pas de levier au plancher pour la boîte de vitesses, celle-ci a été replacée à la colonne de direction, mais contrairement aux belles années de la marque, ce dernier n’offre pas la même satisfaction mécanique. Au moins, il permet une réorganisation de la console centrale, et à ce chapitre, c’est mieux que par le passé avec cet espace de rangement qui sert aussi d’endroit pour la recharge par induction pour votre appareil intelligent.
Heureusement, Buick a conservé des commandes physiques pour la climatisation, ce qui simplifie la vie au quotidien. L’ergonomie générale demeure conviviale, même si l’interface tactile exige parfois quelques manipulations supplémentaires. La qualité des matériaux, surtout dans cette version Avenir, demeure très respectable pour la catégorie. Et que dire de la beauté de ce volant qui met en valeur l’écusson de la marque. Certains trouveront à redire sur l’épaisseur de ce dernier, mais bon, ce n’est pas une faute majeure à notre avis.
Habitabilité : 7,5/10
L’espace à bord reste similaire aux générations précédentes. Les passagers avant profitent d’un environnement spacieux et bien aménagé, tandis que la banquette arrière offre suffisamment de dégagement pour deux adultes. Même le dégagement pour la tête des occupants s’avère juste. Le coffre demeure toutefois dans la moyenne du segment. Les sièges arrière rabattables permettent heureusement d’augmenter la capacité de chargement lorsque nécessaire.
Confort : 9/10
C’est ici que l’Envision joue ses meilleures cartes. Les sièges avant massants – oui, vous avez bien lu –, chauffants et ventilés de la version Avenir sont particulièrement moelleux, tandis que la technologie QuietTuning continue de faire un excellent travail pour isoler l’habitacle des bruits extérieurs. Pour l’option massage, elle a ses limites, mais disons que ce confort supplémentaire va bien avec l’écusson prestigieux de Buick.
Sur la route, la suspension privilégie clairement la douceur. Les imperfections de la chaussée sont filtrées avec efficacité, ce qui correspond parfaitement à la philosophie Buick. Bref, malgré son apparence sportive, l’Envision fait honneur au passé douillet de la marque.
Puissance : 7,5/10
Sous le capot, Buick conserve le même moteur turbocompressé de 2,0-litres développant 228 chevaux et 258 lb-pi de couple. Il est jumelé à une boîte automatique à neuf rapports et au rouage intégral qui, rappelons-le, peut être désactivé à l’aide du commutateur dédié aux modes de conduite, une stratégie qui permet d’économiser quand les conditions routières ne sont pas trop exigeantes.
Le moteur offre des performances adéquates pour un utilitaire de cette catégorie, sans toutefois chercher à rivaliser avec les versions sportives proposées par certains concurrents. L’Envision est plus à l’aise lorsqu’on ne le brusque pas trop. Si vous cherchez une brute de haut niveau, il existe des protagonistes mieux adaptés à ce type de conduite.
Agrément de conduite : 7/10
Justement, l’Envision Avenir n’a rien d’un athlète. La direction est légère – peut-être même trop (?) – et la suspension privilégie clairement le confort plutôt que la précision. C’était le cas à ses débuts, lors de sa refonte et c’est encore le cas une décennie plus tard. Le constructeur connaît sa clientèle après tout. Les utilitaires capables de suivre la cadence d’une sportive sur un chemin sinueux, c’est très souvent l’affaire des modèles européens. Buick a choisi son camp. Ça ne veut pas dire qu’il est monotone à conduire, mais pour les sensations fortes, il faut jeter un coup d’œil ailleurs.
Sécurité : 9/10
Comme plusieurs modèles récents de GM, l’Envision Avenir est très bien équipé. On retrouve notamment le freinage automatique d’urgence, l’aide au maintien dans la voie, le régulateur de vitesse adaptatif et la vision périphérique. Malheureusement, l’annonce de 2023 concernant le système de conduite mains libres Super Cruise, une technologie qui permet de circuler sans toucher au volant sur certaines autoroutes compatibles en Amérique du Nord, ne s’est pas transposé à l’intérieur du multisegment compact. Au risque de se répéter, ce système maison est l’un des meilleurs sur le marché, n’en déplaise au propriétaire d’une certaine division électrique américaine. Malheureusement, l’Envision est écarté de l’équation à ce chapitre, un détail qui abaisse aussi le prix.
Économie de carburant : 7,5/10
Selon les estimations de l’ÉnerGuide canadien, l’Envision serait capable d’enregistrer une moyenne de 9,5 L/100 km, mais à l’extérieur des laboratoires de RnC (Ressources naturelles Canada), la vie est plus rude pour un utilitaire, surtout en hiver où les températures plus froides rehaussent la consommation globale, notamment par la surutilisation des systèmes de chauffage notamment.
Le résultat de 11,1 L/100 km n’est pas merveilleux, mais demeure très atteignable, votre humble serviteur qui n’a pas ménagé le groupe motopropulseur durant ces quelques jours passés derrière son volant. Parions que nous aurions pu retrancher un dixième ou deux de la moyenne enregistrée en gardant le véhicule en mode Tour (2RM).
Caractéristiques : 9/10
L’Envision Avenir est le plus cossu de la gamme, lui qui se distingue par sa finition exclusive, par ses sièges massants, chauffés et ventilés à la première rangée et chauffants au deuxième rang. L’affichage tête haute, la chaîne audio haut de gamme, l’immense écran numérique et l’ensemble complet d’aides à la conduite ne nuisent certainement pas à convaincre les acheteurs d’embarquer. Mentionnons aussi le pavé de recharge par induction dissimulé sous le portillon qui se glisse dans la planche de bord.
Le consommateur peut aussi décider de viser une variante plus abordable, la Preferred qui ouvre la marche avec quelques-uns des dispositifs de sécurité, l’affichage tête haute et la chaîne audio Bose, le volant et les sièges avant chauffants.
L’échelon médian, mieux connu sous le diminutif ST (ou Sport Touring), passe à des jantes noires de 20 pouces, à un volant à base aplatie et un cache-bagages.
Valeur : 8/10
Le principal défi de Buick demeure son image de marque. Face à des rivaux signés Audi, BMW, Lexus ou Mercedes-Benz, certains acheteurs pourraient hésiter. Cependant, à équipement comparable, l’Envision Avenir se montre souvent plus abordable que plusieurs concurrents européens. Et si l’agrément de conduite ne se retrouve pas au sommet de vos priorités, l’Envision Avenir peut très bien jouer le rôle de véhicule familial, avec des frais d’entretien moins salés que sur certains de ses concurrents.
Conclusion
L’Buick Envision Avenir 2026 n’est peut-être pas le multisegment le plus excitant à conduire, mais il remplit parfaitement sa mission : offrir un véhicule silencieux, confortable et très bien équipé. Et que dire de son allure? Sans affirmer que la silhouette de ce dernier révolutionne l’industrie automobile, disons seulement qu’il est désormais impossible de se tromper à la vue d’un Envision aperçu dans la rue.
Autre info
Fabricant, Modèle, Version, Année
Buick Envision Avenir 2026
Prix de base
53 799 $ (Avenir)
Équipement en option
Blanc Irise triple couche (700 $), Doublures de plancher toutes saisons (305 $)
Taxe climatiseur
100 $
Frais transport et préparation
2 300 $
Prix tel qu’essayé
57 923 $
Puissance
228 chevaux
Couple
258 lb-pi
Consommation de carburant
10,5/8,4/9,5 L/100 km ville/route/comb
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