BMW iX xDrive60 2026 : essai routier

BMW iX xDrive60 2026 : essai routier Gallery

Cote AutoHebdo
Ce score est attribué par notre équipe d'examinateurs experts après des tests approfondis de la voiture.
Depuis son arrivée en 2022, le BMW iX n’a pas manqué de se faire remarquer dans l’arène électrique. Non seulement son design est assez unique, et ce, même au sein de la gamme du constructeur, mais aussi parce qu’il prouve qu’un VUS électrique peut combiner luxe, efficacité et performances tout en respectant la manière de faire de l’hélice bavaroise.
En 2026, la version xDrive60, logée entre l’édition plus abordable (xDrive45) et l'extrême du lot (M70 xDrive) revient légèrement mise à jour. Rien de révolutionnaire, mais de quoi raffiner une recette déjà musclée : plus de couple immédiat, un contenu technologique qui déborde de toutes parts et un confort qui surprend toujours.
Voici un portrait détaillé de ce que propose ce multisegment électrique dont le prix de départ confirme son appartenance à une catégorie réservée à l’élite, comme c’est le cas pour tous ces VUS électriques de luxe de taille intermédiaire.
Design 8 / 10
En attendant l’arrivée de l’iX3 plus tard en 2026, l’iX « tout court » constitue la seule option utilitaire alimentée aux électrons dans la gamme BMW, La silhouette demeure inchangée, mais le département de design a tout de même trouvé le moyen de peaufiner certaines arêtes, question de garder le produit frais aux yeux du public. Et puisque l’iX3 fait de plus en plus l’unanimité auprès du public avec son museau rétro, quelque chose nous dit que l’iX aura de plus en plus de misère à se démarquer face à cousin plus moderne.
À l’avant, le regard est immédiatement capté par cette béante calandre redessinée avec ce nouveau contour et même l’option de l’éclairer le soir venu. La signature des feux de jour a elle aussi évolué, afin de mieux se fondre au reste de la gamme. À l’arrière, le BMW iX conserve ses attributs, c’est-à-dire ce hayon enveloppant et ces feux de position amincis. On remarque aussi ce diffuseur intégré au pare-chocs, lui qui est livré avec le groupe optionnel M Sport.
Sécurité 7,5 / 10
La dernière fois que l’iX a été testé dans ces pages, nous lui avons accordé une note de 9 sur 10. Et il en aurait été de même si un incident n’était pas venu ternir quelque peu la réputation de l’automobile moderne et ultra-informatisée. Plus sur ce sujet dans un instant. Muni de l’ensemble optionnel d’aide à la conduite avancée qui inclus l’assistant de conduite professionnel et l’assistant sur autoroute, le modèle essayé renfermait aussi l’ensemble Premium Essentiel qui greffe au multisegment l’aide au stationnement Assist Pro, mais aussi l’affichage tête haute et la navigation en réalité augmentée. Quant à la performance du VUS aux tests de la NHTSA et de l’IIHS, l’iX n’a pas encore été mis à l’épreuve par l’un ou l’autre de ces organismes américains.
Malheureusement, la première heure passée derrière le volant du véhicule a compliqué la vie de votre humble serviteur. Chaque constructeur livre ses véhicules réservés à la presse après un bon nettoyage, question qu’il paraisse mieux sur les photos. Il est donc recommandé – surtout en hiver – de prendre en photos ledit véhicule au début de chaque essai routier. À quelques kilomètres de la concession où l’iX a été récupéré, j’ai stationné ce dernier pour une brève séance de photos, mais j’étais loin de me douter de ce qui m’attendait.
En effet, en bougeant le véhicule pour capter différents angles de ce dernier, l’iX s’est soudainement verrouillé avec les clés laissées dans la console centrale… et mon téléphone cellulaire laissé sur le pavé de recharge par induction. Devant cette situation imprévue, j’ai été contraint de retourner à pied à la concession BMW, étant dépourvu de tout moyen de transport ou de communication, l’appareil intelligent qui aurait permis un appel à l’assistance routière étant inaccessible. Soyez assurés que cette mésaventure m’a appris une leçon : je ne laisserai plus jamais une clé à bord et mon téléphone cellulaire sera toujours placé dans mes poches à l’avenir.
Il est tout de même déplorable qu’un véhicule laissé seul sur le bord de la route avec les clés à bord se verrouille par lui-même. Que serait-il arrivé si un enfant était installé à la deuxième rangée? Toutes ces questions méritent d’être posées, mais si j’ai une seule recommandation à offrir, c’est bien celle de garder sur soi les clés du véhicule, mais également son téléphone personnel. On ne sait jamais ce qui nous attend.
Habitabilité 8 / 10
En 2022, lors de notre premier contact avec une livrée xDrive50 – celle qui a précédé l’actuelle xDrive60 –, nous avions jugé que l’iX méritait 8 sur 10 à ce chapitre. Et comme le véhicule n’a pas changé en matière de volume intérieur, il serait déplacé de lui donner un résultat différent. La flexibilité d’une plateforme électrique s’illustre à merveille à bord de l’iX, avec cette console centrale séparée de la planche de bord ou avec ce plancher plat devant les occupants de cette banquette arrière moelleuse à souhait. Quant au coffre, il demeure dans la bonne moyenne du segment.
Convivialité 9 / 10
Il faut retrouver ses repères en prenant place à bord, mais après un examen sommaire des commandes installées ici et là, on finit par s’y retrouver. À la console par exemple, il y a bien sûr ce petit levier pour la boîte de vitesse, mais la grosse molette, le cylindre pour le contrôle du volume de la chaîne audio et cette série de touches haptiques permettent un accès à l’environnement numérique placé dans ce large panneau numérique incurvé. En revanche, rien ne nous empêche d’accéder directement aux multiples applications via l’écran tactile, lui qui est très réactif en plus d’afficher des graphiques très clairs.
Confort 9 / 10
Une fois de plus, le constructeur d’origine allemande démontre tout son savoir-faire lorsque vient le temps de surprendre la clientèle qui choisit l’iX comme véhicule personnel. Durant cette journée d’essai, le véhicule a pourtant été soumis à bon nombre de nids-de-poule, mais l’iX n’a jamais bronché, lui qui était tout de même équipé de jantes de 21 pouces de diamètre enveloppées par des pneus quatre saisons lors de l’essai.
Ajoutons également que l’iX se distingue aussi par le confort relevé de sa sellerie, et ce, quelle que soit votre position dans l’habitacle, et on comprend mieux pourquoi l’utilitaire filtre plutôt bien les irrégularités du bitume montréalais.
Puissance 9 / 10
Avec une puissance totale de 536 chevaux, l’iX xDrive60 (qui remplace l’ancienne xDrive50 rappelons-le) n’a vraiment aucun complexe en ligne droite, surtout avec ce surplus de 20 purs-sangs. Le couple de 564 lb-pi, quant à lui, demeure au beau fixe, mais ce n’est pas s’il en manquait. Et même si l’iX accuse un poids de plus de deux tonnes et demie, les accélérations sont très, très convaincantes. On devine en revanche que l’iX M70 xDrive est foudroyant à ce chapitre.
Agrément de conduite 8,5 / 10
Les conditions hivernales de cette journée d’essai combinée à la monte pneumatique auraient pu représenter un obstacle à une bonne prise en main, mais compte tenu du poids et de l’excellente gestion de la traction par cette paire de moteurs, l’iX n’a vraiment pas déçu sur ce point. Évidemment, des conditions plus corsées auraient pu miner l’essai, mais puisque la chaussée est demeurée détrempée – et non recouverte de neige –, l’utilitaire n’a jamais bronché.
Certes, l’iX xDrive60 mise surtout sur le confort de ses occupants, même s’il est capable d’écarquiller les yeux de ses passagers chaque fois que la pédale de droite est enfoncée dans le plancher. Malgré la puissance du groupe motopropulseur, le multisegment demeure assez loin de ce que propose une BMW M3 par exemple en matière de comportement dynamique du moins.
Heureusement, en jouant avec les modes de conduite, il est possible de rehausser le niveau d’adrénaline à bord, mais il manque ce « je-ne-sais-quoi » qui caractérise les produits M de la marque.
Économie de carburant 8,5 / 10
Depuis notre plus récent essai de l’iX, beaucoup de choses ont changé dans l’industrie, à commencer par cette baisse de popularité de l’automobile électrique, un mouvement qui s’est accéléré avec la nouvelle administration américaine, faut-il le rappeler. Le prix de l’essence a également diminué quelque peu, ce qui rend la possession d’un VÉ plus alléchante… pour les utilisateurs qui roulent en boucle avec le classique « maison-boulot-emplettes-maison ».
Pour les trajets plus longs, l’iX xDrive60 2026 rehausse son jeu d’un cran pour 2026 avec une distance possible de 586 km entre chaque recharge. Il faut toutefois équiper le véhicule de jantes de 20 pouces. Et comme notre véhicule d’essai portait des sabots de 21 pouces, l’autonomie passe à 549 km selon les estimations de RnC (Ressources naturelles Canada). Qui plus est, la soif de l’iX en électrons est également plus faible qu’en 2022 avec une moyenne de 23,1 kWh/100 km. Pendant l’essai, l’ordinateur de bord oscillait plutôt autour des 25 kWh par tranche de 100 km.
Caractéristiques 9 / 10
Le iX xDrive60 respire le luxe moderne dans une ambiance distincte des produits plus accessibles de la marque. À bord, les matériaux durables, mais nobles, les finitions cristallines, et l’éclairage d’ambiance font équipe avec cet affichage clair et net sur ce large panneau numérique incurvé.
L’équipement est complet, que ce soit au chapitre de la motricité, des performances ou même de la sécurité quand les bonnes options sont sélectionnées. On apprécie les sièges chauffants, ventilés, ainsi que leur fonction de massage, sans oublier l’affichage tête haute avec réalité augmentée ou même toutes les options de conduite.
Valeur 7 / 10
Le prix demeure élevé, flirtant rapidement avec les six chiffres une fois bien équipé. Mais face à un Tesla Model X ou à certains rivaux électriques de luxe, l’iX xDrive60 justifie son tarif par une expérience plus raffinée, plus cohérente, et indéniablement plus exclusive. Disons seulement que pour l’iX, les concepteurs de la marque ont cherché à redéfinir ce que doit être un utilitaire électrique signé BMW. Avec le ralentissement de l’adoption électrique – et l’arrivée de l’iX3 –, il y a toutefois la possibilité de voir l’iX accumuler la poussière dans les concessions BMW du pays.
Conclusion
Le BMW iX xDrive60 2026 n’est pas un VUS électrique pour tout le monde — et c’est précisément ce qui fait sa force. Il s’adresse à une clientèle qui veut se démarquer, qui recherche le confort absolu, la technologie avancée et une identité forte.
Il n’a pas la sportivité d’une i4 M50 ni la démesure d’un iX M70, mais il représente sans doute la version la plus équilibrée et la plus aboutie de la gamme iX. Eh oui, il fera toujours tourner des têtes, même si les designers ont adouci ses lignes en 2026. Au risque de se répéter, l’arrivée imminente de l’iX3 pourrait reléguer l’iX à un rôle de second ordre, un réservé à une clientèle plus huppée.
Caractéristiques
| Cylindrée | 400 kW |
| Nb. de cylindres | Deux moteurs électriques |
| Puissance | 536 ch |
| Couple | 564 lb-pi |
| Consommation de carburant | 2,5/2,7/2,6 Le/100 km ville/route/comb |
| Volume de chargement | 500 / 1,750 L |
| Modèle à l'essai | BMW iX xDrive60 2026 |
| Prix de base | 94 900 $ |
| Taxe climatiseur | 100 $ |
| Frais transport et préparation | 2 520 $ |
| Prix tel qu’essayé | 109 600 $ |
| Équipement en option | Ensemble Premium Essentiel (6 900 $). Groupe M Sport (5 400 $), Ensemble Assistance Avancée (1 500 $), Couleur Blanc minéral métallisé (900 $). |
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