Résumé
Le segment des VUS de luxe pleine grandeur mise sur la prestance, le confort et l’excès, et Cadillac maîtrise cette recette depuis des décennies.

Le Cadillac Escalade et sa déclinaison entièrement électrique, l’Escalade IQ, récidivent aux prix AutoHebdo, après des titres en 2023, 2025 et maintenant en 2026.

Les gagnants de chaque catégorie sont déterminés par un panel de 20 experts automobiles reconnus à travers le pays. Cette année, la concurrence accrue des Lexus GX, Infiniti QX80 et Lincoln Navigator a rendu la tâche plus ardue pour l’Escalade. Pourtant, malgré quelques défauts, son mélange de technologies, de luxe et de confort continue de servir de référence dans le segment.

Une partie de son attrait vient de sa polyvalence : l’Escalade est offert en deux longueurs et avec motorisation à essence ou électrique. Il existe même une version haute performance tatouée de l’écusson V équipée d’un tonitruant V8 suralimenté de 6,2-litres emprunté à la Corvette C7 de précédente génération.

Bien que les versions IQ et thermiques partagent le même langage stylistique, elles sont entièrement différentes sous la carrosserie. L’IQ repose sur une architecture électrique dédiée et reçoit l’une des plus grosses batteries jamais installées dans une voiture de tourisme. Avec 205 kWh — un bloc dont le poids équivaut à celui d’un petit VUS — l’autonomie s’établit à près de 750 km.

Dans cette catégorie, tout repose sur l’excès, et il ne faut pas être allergique à l’attention. Dans l’Escalade, tout est gigantesque : l’écran d’infodivertissement de 55 pouces qui traverse l’habitacle, la chaîne audio à 39 haut-parleurs et les énormes jantes de 24 pouces.

L’IQ est propulsé par deux moteurs électriques produisant 750 chevaux et 785 lb-pi de couple, soit nettement plus que le V8 de 6,2-litres de 420 chevaux. Le 0-96 km/h se boucle en seulement 4,7 secondes — impressionnant pour un véhicule de plus de 4 000 kg.

L’Escalade peut accueillir jusqu’à huit passagers lorsqu’il est muni d’une banquette à la deuxième rangée. Mais si vous n’avez pas besoin de tous ces sièges, il existe une configuration « exécutive » avec sièges inclinables et fonction massage, contrôlés via un écran intégré à la console centrale.

Aussi massif et intimidant qu’il puisse paraître, l’Escalade demeure facile à conduire, surtout en version électrique. Les amortisseurs magnétiques absorbent efficacement les imperfections de la route tout en offrant un excellent contrôle de la carrosserie en virage. L’IQ dispose aussi d’une direction à quatre roues, avec un mode permettant un mouvement diagonal — une fonctionnalité dont l’utilité reste à déterminer, contrairement aux portières motorisées que l’on peut ouvrir et fermer depuis l’écran principal.

Avec un prix de départ de 160 000 $ pour l’IQ (et 125 000 $ pour les versions V8), il n’a rien d’abordable, mais tout est relatif.

Une Rolls-Royce Spectre, par exemple, propose elle aussi un groupe motopropulseur électrique ultrasilencieux, des portières à assistance électrique et un niveau similaire d’équipement et de technologies. Mais elle coûte près d’un demi-million de dollars et s’avère nettement moins pratique. Sans faire de comparaison directe entre les deux, cela permet tout de même de relativiser la proposition de valeur de l’Escalade.

Dans son essai de l’Escalade IQ, l’expert AutoHebdo Chris Tsui écrit : « C’est énormément d’argent, mais l’Escalade IQ, c’est énormément de véhicule. La taille, la puissance, l’autonomie, la technologie, l’ambiance… tout opère à un niveau qui rend son prix difficile à contester. »

Le segment des VUS de luxe pleine grandeur mise sur la prestance, le confort et l’excès, et Cadillac maîtrise cette recette depuis des décennies. Des concurrents comme le nouvel Infiniti QX80, le Navigator revu ou le Jeep Grand Wagoneer s’en approchent, mais l’Escalade demeure un cran au-dessus.

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