Pendant que les automobilistes nord-américains dormaient, le constructeur Ford procédait au lancement de sa nouvelle camionnette Ranger 2023. Mais pourquoi un lancement mondial à une heure si tardive pour les amateurs de pickups d’ici, me direz-vous? La raison est simple : le Ford Ranger dévoilé il y a quelques heures à peine est destiné aux marchés à l’extérieur de l’Amérique du Nord.

Il faut rappeler que le Ford Ranger n’a jamais été discontinué pendant ce hiatus du modèle chez nous. Les camionnettes intermédiaires et compactes ont davantage la cote ailleurs sur la planète, notamment grâce à leurs dimensions réduites.

Au moment d’écrire ces lignes, les détails entourant la présentation du modèle nord-américain n’étaient pas encore connus, mais puisque l’actuelle génération du camion intermédiaire est étroitement liée au Ranger vendu à l’internationale, il y a fort à parier que plusieurs composantes de cette nouvelle génération du camion seront reconduites à bord du Ranger assemblé à l’usine de Wayne, au Michigan.

D’emblée, on peut s’apercevoir que le bouclier du modèle s’inspire quelque peu du faciès du Maverick avec cette bande centrale qui relie les deux blocs optiques en « C ». De part et d’autre du grillage, deux traverses verticales viennent s’accrocher à cette plaque de protection logée sous le pare-chocs avant où des antibrouillards sont installés.

Le châssis serait amélioré aux dires de la marque, lui qui est plus long de 50 mm, tandis qu’une des voies a également gagné en largeur de 50 mm. La structure avant hydroformée crée plus d’espace sous le capot pour le nouveau moteur V6, mais également pour d’«autres technologies de motorisations », ce qui laisse croire à une forme d’électrification éventuelle.

Puisqu’il s’agit de la version internationale, la présence d’une mécanique turbodiesel ne devrait étonner personne. Le constructeur va proposer son Ranger avec un V6 turbodiesel de 3,0-litres de cylindrée, sans toutefois divulguer les chiffres de puissance et de couple. Chez nous, ce 6-cylindres livrait une puissance de 250 chevaux et un couple optimal de 440 lb-pi. Ford offrira deux autres options de moteurs turbodiesel, soit un 4-cylindres de 2,0-litres à un seul turbo et un autre avec deux turbocompresseurs.

À l’intérieur, la nouvelle planche de bord accueille enfin un large écran central logé à la verticale comme dans les plus récents produits de la marque. L’écran tactile peut avoir une hauteur de 10,1 ou 12 pouces. D’ailleurs, derrière le volant, l’écran d’information est également entièrement numérique. Le système SYNC4 de Ford fait également partie de la liste d’équipements livrés d’office. Si plusieurs commandes ont été déplacées dans l’écran, les concepteurs ont tout de même cru bon de garder de bonnes vieilles touches sous ce dernier, pour la climatisation.

Il faudra attendre le dévoilement nord-américain, mais en ce qui concerne le Ranger global, les concepteurs ont cherché à bonifier le nombre d’espaces de rangement, notamment avec une boîte à gants supérieure, un grand bac dans la console centrale et même des vide-poches de porte plus larges.

Que nous réserve Ford pour les États-Unis et le Canada? Il est trop tôt pour le savoir, mais il est permis de spéculer sur le retour du moteur 4-cylindres EcoBoost de 2,3-litres, tandis qu’une version Raptor assurément équipée d’un des deux V6 EcoBoost de la marque (le 2,7-litres ou le 3,0-litres) pourrait également voir le jour. Et pourquoi pas une livrée hybride dans deux ou trois ans? Et en ce qui a trait à la boîte de vitesses, l’option manuelle vendue ailleurs dans le monde ne devrait pas être offerte chez nous. L’unité automatique à dix rapports devrait être de retour.

Nous aurons plus de détails sur ce Ford Ranger 2023 nord-américain éventuellement, mais pour l’instant, cette présentation nous donne une bonne idée du prochain modèle.