Sous cette élégante silhouette se cache un multisegment confortable, connecté, utilitaire, mais pas nécessairement sportif.
POSITIFS
  • Beau look
  • Confort Buick
  • Système infodivertissement très bien adapté
NÉGATIFS
  • Volant peu ergonomique
  • Agrément de conduite inférieur aux ténors de la catégorie
  • Hésitations avec la boîte de vitesses

Buick Envision Avenir 2021 : essai routier

Au fil des années, le constructeur Buick s’est transformé en producteur de véhicules à vocation utilitaire. Les berlines appartiennent bel et bien au passé des trois boucliers. Dorénavant, Buick est un peu le reflet de Lincoln qui, à l’instar de Buick, se préoccupe uniquement du segment utilitaire, en plus de piger dans l’éventail de pièces du groupe dans lequel il évolue.

L’Envision n’a pas la vie facile depuis son arrivée sur le marché en 2016, le modèle qui doit composer avec certains véhicules utilitaires pas piqués des vers, notamment ceux venus d’Allemagne ou même du Japon. Si le premier opus du modèle s’est fait dans l’anonymat le plus complet, le deuxième de la lignée sort carrément de sa coquille, l’aile luxueuse de General Motors qui semble enfin avoir trouvé son identité.

J’ai pu découvrir l’instant d’une longue journée passée au volant – en respectant les règles en vigueur pour le couvre-feu bien entendu – de quel bois se chauffe l’Envision 2.0 qui est déjà disponible dans les concessionnaires du pays, soit dit en passant.

Design : 9/10

Le véhicule confié pour ce premier contact est également le premier Envision à porter l’écusson Avenir. La distinction, qui s’apparente un peu à ce que fait GMC avec Denali, connaît beaucoup de succès depuis que le constructeur en a fait sa finition la plus raffinée. Et force est d’admettre que les designers ont eu la main heureuse. Plus bas et plus large, l’Envision nouveau genre est surtout plus musclé avec ses ailes bombées et son grillage élargi à l’avant. Les blocs optiques en forme de « T » s’intègrent plutôt bien au museau du véhicule, à l’image du prototype Enspire dévoilé en 2018.

De profil, l’Envision est plus sobre, mais les bandes chromées, l’écusson Avenir et les jantes de 20 pouces rappellent aux passants qu’il s’agit du niveau le plus cossu de la gamme. À l’arrière, les feux de position transparents sont du plus bel effet, surtout avec cette coloration Grenat Riche métallisé. Franchement, je n’ai d’autre choix que de lever mon chapeau aux concepteurs du modèle.

Convivialité : 8,5/10

J’aborde tout de suite la question de la convivialité puisque l’habitacle du nouvel Envision est également revu pour 2021. Et ce qui marque principalement cette refonte, c’est le positionnement de l’écran tactile en plein centre de la planche de bord, Buick qui a décidé de l’incorporer à l’intérieur de celle-ci, au lieu de l’insérer par-dessus, une tendance observée partout dans l’industrie. La particularité de cet écran est qu’il est fortement incliné en direction de celui ou celle qui tient le volant. J’aime beaucoup cet arrangement, bien que je ne suis pas certain de la disposition des boutons à gauche de l’écran. Heureusement, le système d’infodivertissement maison est toujours aussi simple à manier. Autre point positif : les commandes de la climatisation de type « levier » sont également bien pensées.



J’ai toutefois deux critiques pour Buick : la forme du volant n’est pas aussi convaincante que celle de certains concurrents. Même si l’Envision n’est pas le plus athlétique des multisegments, rien n’empêche l’ajout d’un volant plus ergonomique. Et ma deuxième critique concerne l’espace de rangement entre les deux occupants de la première rangée. Personnellement, je trouve que cette boîte qui s’ouvre au centre gêne un peu l’espace du conducteur, surtout au niveau du coude droit. C’était le cas avec l’ancien modèle et ça ne s’est pas réglé avec la refonte!

Habitabilité : 7/10

À l’intérieur, l’espace consacré aux passagers est sensiblement le même, à quelques millimètres près de l’ancien. Le coffre, en revanche, perd quelques litres ici et là. Rien pour écrire à sa mère, mais sachez que l’Envision n’est pas le champion de son groupe à ce niveau. Je dois tout de même féliciter les concepteurs d’avoir intégré un dossier de la banquette qui se replie à plat, parfait pour les objets plus longs qu’on glisse à l’intérieur du coffre.

Confort : 8,5/10

Sans surprise, les sièges des deux rangées sont moelleux à souhait, tandis que l’option massage à la première rangée se joint aux sièges chauffants et ventilés à cet endroit. À l’arrière, les sièges chauffants sont également un plus pour les passagers qui y prennent place. Il manque toutefois un ajustement du dossier à l’arrière. La technologie QuietTuning s’assure quant à elle de garder l’habitacle aussi isolé du monde extérieur que possible.

Puissance : 7,5/10

Sous le capot du nouveau modèle, un seul moteur est offert : un 4-cylindres turbo de 2,0-litres de cylindrée, Buick qui a enfin compris que son bloc atmosphérique de 2,5-litres ne faisait pas le poids face aux autres engins de la catégorie. Toutefois, le moulin restant n’est pas le 2,0-litres utilisé jusqu’ici à bord de l’Envision. Il s’agit plutôt du même moteur que dans le Cadillac XT4, avec 228 chevaux et 258 lb-pi de couple. Le groupe motopropulseur est complété par une boîte automatique à neuf rapports et ce rouage intégral qui peut aussi rouler en deux roues motrices avant lorsque le conducteur a l’intention d’économiser quelques sous à la pompe. Pour ce faire, il doit peser sur le bouton « Mode » et sélectionner l’option « Promenade » à l’écran d’information.

Agrément de conduite : 6,5/10

Aussi joli et musclé qu’il en a l’air, l’Envision n’est pas l’athlète susceptible de terminer le marathon au premier rang. Il s’avère un vaillant coureur qui terminera la course, mais le podium n’est pas à sa portée… du moins en ce qui a trait à l’agrément de conduite. Ce n’est pas parce que son moteur manque de pep, loin de là même. Non, c’est plutôt dans l’exécution que c’est moins homogène. Sur la partie sinueuse de mon parcours, j’ai trouvé que l’Envision n’était pas à l’aise lorsqu’on le poussait un peu. Il y a ce fameux volant qui n’est pas agréable à serrer entre ses mains et cette direction qui pourrait être un peu plus directe. La suspension, calibrée pour le confort avant tout, n’a pas non plus le rebond d’une suspension BMW par exemple. Et puis, pour ajouter à l’insulte, la sonorité du moteur n’est pas très inspirante. Autrement dit, le Buick Envision est ce genre de véhicule qu’on apprécie lorsqu’il est conduit avec modération. À ce petit jeu, il excelle!

Sécurité : 8,5/10

Avec l’écusson Avenir sur les flancs, le Buick Envision est bien nanti au chapitre de la sécurité. Dix sacs gonflables de série, un siège à alerte de sécurité, un régulateur de vitesse adaptatif, la vision périphérique, le freinage automatique en marche avant, le freinage de détection des piétons à l’avant, l’avertisseur de sortie de voie pour une aide au maintien sur la voie, l’alerte de changement de voie avec détection d’obstacles sur les côtés, l’alerte de prévention de collision, le témoin de distance avec le véhicule qui précède, les phares à feux de route automatiques IntelliBeam, l’alerte de circulation transversale arrière et le radar de stationnement arrière, tous ces dispositifs font partie de l’équipement qui veille à la sécurité des occupants. N’oublions pas les quatre roues motrices et même l’affichage tête haute qui aident le conducteur dans sa mission de mener son équipage à bon port.

Économie de carburant : 7,5/10

Tout au long de cette journée où l’autoroute et les routes secondaires ont été privilégiées, j’ai maintenu une moyenne oscillant aux alentours des 9,5 L/100 km, soit exactement ce que prévoit l’EnerGuide canadien. C’est assez rare que ça arrive, surtout que je dois me confesser d’avoir essayé le mode Sport à quelques reprises.

Caractéristiques : 9/10

Difficile de trouver des manquements à bord d’un modèle très bien équipé. Dans un avenir rapproché, on pourra reprocher à GM de ne pas inclure son fameux système SuperCruise, ce dernier qui peut prendre les commandes sur des tronçons d’autoroute partout en Amérique du Nord, mais pour ce qui est du reste, il ne manque vraiment rien à bord de l’Envision Avenir.

Valeur : 7,5/10

Reste toutefois à voir si les consommateurs sont prêts à payer une telle somme pour être aperçus au volant d’un modèle Buick. Après tout, il est possible de passer chez Audi, BMW, Lexus ou Mercedes-Benz, mais il vous faudra considérer un véhicule de la catégorie inférieure. Quant à cet écusson Avenir plus prestigieux, il devrait conserver sa valeur un peu plus longtemps, ne serait-ce que parce qu’il trône au sommet de la gamme, mais aussi parce qu’il vient avec plusieurs exclusivités, comme c’est le cas avec les autres livrées haut de gamme de l’industrie.

Conclusion

Depuis son intégration à l’alignement, l’Envision ne connaît pas un succès aussi retentissant que l’Encore – ou même l’Encore GX –, mais son engouement est stable. Et on parle de la livrée précédente, franchement effacée. Cette deuxième génération du modèle est basée sur une plateforme plus moderne, avec une mécanique au goût du jour et une qualité d’exécution qui rivalise avec les meilleurs du créneau. Il manque toutefois cette étincelle que possèdent quelques rivaux plus dynamiques. Mais bon, ce détail n’est pas obligatoire, Buick qui a toujours plu aux conducteurs qui appréciaient le confort d’une voiture – ou d’un VUS – avant tout.

Sous cette élégante silhouette se cache un multisegment confortable, connecté, utilitaire, mais pas nécessairement sportif. 2021-05-04 06:25:00

Les concurrents

Caractéristiques

Cylindrée 2,0L   Modèle à l'essai Buick Envision Avenir 2021
Nb. de cylindres L4   Prix de base 44 398 $
Puissance 228 ch   Taxe climatiseur 100 $
Couple 258 lb-pi   Frais transport et préparation 1 900 $
Consommation de carburant 10,5 / 8,2 / 9,5 L/100 km ville/route/comb   Prix tel qu’essayé 49 388 $
Volume de chargement 713 / 1 492 L banquette arrière abaissée  
Équipement en option
2 990 $ – Ensemble Technologie II, 2 495 $; Couleur Grenat Riche métallisé, 495 $