Le multisegment allemand veut se détacher de son image de voiture surélevée.
POSITIFS
  • Consommation de carburant
  • Douceur de roulement
  • Qualité des graphiques (infodivertissement)
NÉGATIFS
  • Prix des options
  • Volume du coffre guère mieux
  • Confort des sièges
Mercedes-Benz GLA 250 4MATIC 2021 : essai routier

Le constructeur à l’étoile d’argent a été parmi les premiers à s’intéresser à cette autre catégorie d’apparence utilitaire. Le Mercedes-Benz GLA est notamment venu joindre le BMW X1 dans l’arène des petits VUS urbains dès l’année-modèle 2015 et force est d’admettre que le pari a été payant chez nous. La catégorie des « petits luxueux » ne semble pas vouloir dérougir par les temps qui courent, tellement en fait que le géant de Stuttgart a décidé de dédoubler son offre avec l’introduction du plus imposant GLB, essentiellement un GLA qu’on a gonflé à l’hélium pour qu’il ressemble « un peu plus » à l’icône utilitaire de la marque, la mythique Classe G.

Mais, revenons à ce nouveau GLA 2.0, l’utilitaire de poche qui est le dernier des véhicules compacts de la marque à faire son entrée sur le marché après le GLB bien entendu, mais également la Classe A (hatchback ou berline) et la plus racée CLA, tous des véhicules qui partagent plusieurs composantes mécaniques.

J’ai pu, l’instant de quelques jours, mettre à l’épreuve cette évolution du populaire multisegment, le GLA 250 4MATIC 2021 qui ne semblait pas avoir trop changé sa formule… du moins jusqu’à ce que je puisse prendre son volant.

Design : 8,5/10

Le GLA 2021 a droit à une nouvelle silhouette plus en ligne avec les récents produits de la marque, mais contrairement à son cousin de plateforme, le Mercedes-Benz GLB, le nouveau GLA est plus aérodynamique dans son approche. On reconnaît tout de suite les éléments de style de la marque avec cette calandre arrondie flanquée de l’étoile d’argent, les blocs optiques amincis et les feux de position aux diodes électroluminescentes. De profil, la fenestration s’apparente davantage aux VUS coupés de la marque, surtout à cause de ce dessin en pointe à l’arrière.

Toutefois, je le trouve assez discret ce nouveau modèle, le GLA 250 4MATIC qui semble vouloir se détacher de son image de Classe A surélevée avec cette deuxième génération du modèle. Cela est peut-être dû au fait qu’il s’agissait d’une livrée assez réservée avec ses jantes de 18 pouces – celles qui viennent avec le modèle de base – et cette robe noire classique. Avec une carrosserie rouge et des jantes de 20 pouces AMG, l’effet aurait été un peu plus éclatant.

Sécurité : 7,5/10

Le constructeur allemand en a fait l’une de ses priorités et le GLA ne fait pas exception à cette règle. D’emblée, le GLA 250 4MATIC est livré d’office avec quelques dispositifs de sécurité comme le freinage d’urgence, le système ATTENTION ASSIST (pour l’attention du conducteur), les sept coussins gonflables, le rouage intégral 4MATIC et j’en passe, il lui manque encore quelques gadgets de sécurité disponibles via le catalogue des options. L’ensemble optionnel Haut de gamme n’est pas de refus, mais pour « sécuriser » au maximum le GLA, il faut plutôt regarder du côté de l’ensemble Conduite intelligente qui, de son côté, intègre un nombre impressionnant de systèmes comme l’assistant directionnel actif ou le freinage d’urgence assisté actif avec fonction carrefour et l’assistance de changement de voie actif, pour ne nommer que ceux-là, la liste étant franchement très longue. Je trouve tout de même dommage qu’il faille cocher un autre groupe optionnel pour avoir accès au régulateur de vitesse adaptatif. Le Kia Soul essayé quelques jours plus tôt en était équipé, lui!

Habitabilité : 7/10

À ce niveau, le nouveau GLA fait un peu mieux que le véhicule qu’il remplace. Dans le coffre, le nombre de litres est accru quelque peu, passant de 421 à 435 litres; lorsque la banquette est repliée, c’est beaucoup mieux cette fois-ci, l’espace étant désormais de 1 430 litres au lieu des 1 235 jadis offert. Là où s’est franchement amélioré le petit utilitaire toutefois, c’est au niveau de l’espace pour les passagers de la banquette arrière, et ce, malgré un GLA plus court que l’ancien.

Convivialité : 6/10

Fidèle aux autres modèles récents Mercedes, le GLA hérite d’une planche de bord où ce vaste panneau séparé en deux écrans personnalisables occupe beaucoup d’espace. Même les panneaux de portières sont intégrés dans ce système d’éclairage d’ambiance relié au système d’infodivertissement, le GLA qui vient avec plusieurs thèmes différents. Les multiples options d’ambiances sont sans contredit un plus, mais je recommanderais à quiconque veut changer l’affichage sur l’écran logé devant lui d’attendre à un moment où le véhicule est immobilisé sur le bord de la route. Comme toute autre distraction, le fait de s’amuser avec les options d’affichage en conduisant n’a rien de sécuritaire. Je le sais, car je l’ai essayé et je n’ai vraiment pas aimé mon expérience.

Ce qui m’amène à la manipulation tactile du système d’infodivertissement. Oui, il est vrai que je peux faire appel à la commande vocale, mais je préfère l’action plus directe du toucher pour accéder à mes applications. Le pavé tactile entre les deux occupants est relativement facile à manier, tout comme les commandes voisines, mais je ne suis pas prêt à dire que ce système est le plus simple d’utilisation au quotidien, et ce, même s’il est possible de toucher l’écran. Quant à ces petites touches tactiles montées au volant, elles ne sont guère mieux à mon avis, surtout quand on doit garder toute l’attention sur la route devant soi.

Confort : 8.5/10

Sans surprise, le GLA 250 4MATIC est aussi confortable qu’il le prétend. Le fait qu’il soit équipé de « petites » jantes de 18 pouces est un avantage pour absorber l’asphalte crevassé du Québec, tandis que la combinaison châssis rigide/suspension moelleuse n’a aucune misère à rendre l’expérience encore plus feutrée. J’ai tout de même trouvé que les sièges étaient un brin durs, comme d’autres modèles allemands. Règle générale, le GLA est un véhicule confortable.

Agrément de conduite : 7/10

La magie de l’électronique – eh oui, encore celle-là – a le pouvoir de changer les paramètres du multisegment, les modes ECO, Confort et Sport qui permettent à celui ou celle qui tient le volant de choisir le type de conduite recherché. Le mode Sport s’accompagne d’une direction plus lourde et un peu plus précise – il y a tout de même un flou au centre –, tandis que les changements de rapports s’étirent, ce qui a pour effet de faire chanter la mécanique un peu plus. De son côté, le mode ECO est celui qu’il faut privilégier pour sauver un peu plus à la pompe. Vous voyez où je veux en venir!

Pour les montées en adrénaline, il faudra attendre les livrées GLA 35 et GLA 45, les deux niveaux qui ont été révisés par l’aile sportive AMG. Toutefois, je ne peux pas dire que le GLA 250 4MATIC est dépourvu de plaisir. Sa mission n’est pas de battre des records de vitesse en circuit fermé, mais bien de transporter ses passagers dans un espace bien isolé dans un confort certain, et à ce niveau, le nouveau multisegment semble être un bon candidat pour les expéditions prolongées et la garde au sol garantit qu’il pourra s’aventurer un peu plus loin qu’une berline rivée au sol.

Puissance : 8/10

Ici, on ne peut vraiment pas prendre le GLA en défaut, le multisegment qui se colle à la puissance imposée par la catégorie. Avec son moteur 4-cylindres turbo de 2,0-litres d’une puissance de 221 chevaux et un couple de 258 lb-pi, le GLA 250 4MATIC reprend la formule que tous les autres véhicules de la catégorie utilisent depuis quelques années déjà. Notez toutefois que le GLA fait encore appel à une boîte à double embrayage à sept, à l’instar des berlines de Classe A et CLA.

Économie de carburant : 8/10

Trop récent pour l’EnerGuide, le GLA 250 4MATIC 2021 ne compte pas encore de statistiques officielles pour notre marché. J’ai tout de même réussi à conserver une moyenne oscillant aux alentours des 8,2 L/100 km, une moyenne somme toute raisonnable compte tenu du fait que le mode Sport a été celui que j’ai priorisé durant cet essai.

Caractéristiques : 7.5/10

Comme je l’ai indiqué plus tôt, la livrée prêtée pour cet essai n’appartenait pas à la catégorie « toute garnie ». Il lui manquait donc quelques groupes d’options qui, de toute manière, n’auraient que gonflé le prix exigé au final. Ici, c’est au consommateur de choisir ce dont il a besoin à bord de son petit véhicule urbain.

Valeur : 7,5/10

À un prix de 48 150 $ (avant les frais de préparation), le Mercedes-Benz GLA 250 4MATIC 2021 n’est pas le plus dispendieux de la gamme – il lui manque encore quelques options –, et je ne parle même pas des futures livrées AMG. Mais bon, il semble que ce soit le prix à payer pour affronter les rues serrées des centres urbains au volant d’un VUS de poche de luxe arborant l’étoile d’argent.

Conclusion

Moins « macho » que le GLB, le Mercedes-Benz GLA 250 4MATIC 2021 risque fort probablement de connaître plus de succès au guichet grâce à cette silhouette plus sobre, mais aussi parce que l’écusson GLA occupe déjà une place de choix dans la tête des consommateurs qui lorgnent encore – ou pour la première fois – du côté des petits luxueux. Et avec les livrées AMG, le GLA va élargir son auditoire, c’est certain!

Le multisegment allemand veut se détacher de son image de voiture surélevée. 2020-11-19 09:00:00

Les concurrents

Caractéristiques

Cylindrée 2,0L   Modèle à l'essai Mercedes-Benz GLA 250 4MATIC 2021
Nb. de cylindres L4   Prix de base 42 400 $
Puissance 221 ch @ 5 500 tr/min   Taxe climatiseur 100 $
Couple 258 lb-pi @ 1 620 tr/min   Frais transport et préparation 2 100 $
Consommation de carburant 8,2 L/100 km observée   Prix tel qu’essayé 50 350 $
Volume de chargement 435 / 1 430 L sièges rabattus  
Équipement en option
5 750 $ – Assistance au stationnement, 900 $; Volant en cuir Nappa chauffant, 250 $; Ensemble Haut de gamme, 3 600 $; Ensemble Navigation, 1 000 $