La Maxima s’accroche à ce qu’elle fait de mieux afin de demeurer pertinente aux yeux des consommateurs.
POSITIFS
  • Design unique
  • Puissant et fiable moteur V6
  • Habitacle soigné et confortable
NÉGATIFS
  • La boîte CVT tue les prétentions sportives du véhicule
  • Espace passager étriqué
  • Dimensions du coffre discutables
Nissan Maxima 2020 : essai routier

Photographie par Guillaume Fournier.

La Nissan Maxima 2020 est un dinosaure. Dans un monde où le parc automobile se dirige vers les véhicules électriques et les VUS à rouage intégral, la berline porte-étendard de Nissan s’offre toujours avec un bon vieux moteur V6 qui anime le train avant.

Longtemps reconnue comme la « voiture sport quatre portes » du constructeur nippon, la Maxima s’est tristement retrouvée presque seule dans un segment en voie de disparition. Avec seulement une réelle concurrente – la Toyota Avalon –, la grande Nissan s’accroche donc à ce qu’elle fait de mieux afin de demeurer pertinente aux yeux des consommateurs.

Design : 9/10

La Maxima a été entièrement renouvelée pour l’année-modèle 2019. L’un des changements les plus apparents est son design encore plus éclaté que sa devancière, élément qui lui permet de s’afficher comme une berline unique et stylisée.

C’est un design organique, arborant des courbes et des lignes fluides, confiant à la Maxima une allure à la fois moderne, musclée et élégante. À l’avant, on y remarque les blocs optiques à DEL et la grille V-Motion du constructeur. À l’arrière, le fameux toit flottant, un élément de design typique des Nissan modernes, assure à la Maxima un effet de mouvement qui lui va bien.

Notre modèle d’essai est la plus équipée de la gamme, une déclinaison Platine, ajoutant des jantes de 19 pouces et des finitions de carrosserie chromées, confiant à notre berline une touche de luxe appréciée.

Sécurité : 9/10

L’une des qualités de la Maxima, c’est qu’elle ne s’offre qu’en trois versions. Inutile de lui ajouter des options, car chaque déclinaison est bien équipée en général.

De série, une Maxima SL, la déclinaison d’entrée de gamme, s’offre avec une pléthore d’options de sécurité, comme un régulateur adaptatif, les détecteurs d’angles morts, le freinage d’urgence en cas de collision, et la détection du trafic transversal en marche arrière. Tout ce qu’il lui manque, c’est le détecteur de changement de voie, une option qui ne s’offre de série que sur la déclinaison Platine.

Habitabilité : 4/10

Malgré le fait que la Maxima soit la plus grande berline de Nissan, ses dimensions d’habitacle et de coffre sont un peu décevantes, surtout lorsqu’on la compare à sa petite sœur, l’Altima.

À titre d’exemple, son volume d’habitacle total est de 2 744 litres, comparé à 2 854 pour une Altima. Et lorsqu’on compare les coffres de chacune, on constate, encore une fois, que la plus « petite » des deux berlines est plus polyvalente, avec un espace de chargement de 405 litres contre 436 litres pour l’Altima.

Convivialité : 6/10

Malgré les efforts de Nissan pour moderniser sa grande berline, l’habitacle de la Maxima demeure néanmoins du réchauffé d’une voiture provenant d’une autre génération. Nous avouons toutefois que le design de sa planche de bord demeure attrayant et unique en son genre, confiant à cette berline un élément de sportivité apprécié.

Ceci dit, les commandes de la Maxima sont saupoudrées d’un niveau de complexité inexistant dans une Altima, par exemple. Certains boutons sont parfois mal placés. Son plus gros bémol demeure son système multimédia, qui s’affiche avec une interface désuète et inutilement complexe avec un temps de réponse médiocre. On se console au moins par une compatibilité Android Auto et Apple CarPlay offerte de série et des ports USB facilement accessibles.

Caractéristiques : 8/10

Le fait que la Maxima ne s’offre qu’en trois ensembles déjà bien équipés fait en sorte qu’on en reçoit beaucoup pour notre argent, peu importe la déclinaison choisie.

À bord de cette berline, on y retrouve des technologies normalement associées aux véhicules Infiniti, comme les bidules technologiques énumérés ci-haut, des sièges en cuir d’un confort exemplaire, une caméra 360 degrés et une chaîne audio Bose de haut calibre, par exemple.

Puissance : 6/10

Sur papier, la Nissan Maxima a tout pour plaire n’importe quel amateur de performance. Malgré l’absence d’une transmission intégrale qui, on va se le dire, aurait certainement aidé à attirer une plus vaste clientèle, les ingénieurs de Nissan ont fait un excellent boulot de calibrer son châssis afin de minimiser le sous-virage et l’effet de couple.

Un seul moteur l’anime, soit un V6 atmosphérique de 3,5-litres d’une puissance plus que suffisante de 300 chevaux et un couple de 261 lb-pi. De telles spécifications permettent à la Maxima d’accomplir le sprint 0–100 km/h sous la barre des six secondes, des chiffres comparables à la Toyota Avalon.

Le problème, c’est qu’on a greffé ce bijou de moteur à une boîte automatique à variation continue. C’est triste, car ce V6 est d’une douceur insécable, adore révolutionner et émet même une sonorité plutôt agréable lorsqu’il grimpe en régime. Hélas, la CVT tue la majorité de cette vigueur en confiant à la voiture un effet élastique fâcheux lorsqu’on écrase le champignon, atténuant de façon importante les prétentions sportives de cette berline.

Confort : 9/10

Malgré l’habitacle étriqué de cette voiture, la Maxima demeure une auto luxueuse et confortable, surtout à l’avant où ses énormes sièges zéro gravité procurent un support lombaire insécable. Qu’on soit en train de dévorer notre route favorite à vive allure, ou simplement assis en plein trafic, l’habitacle de la Maxima est accueillant et silencieux, faisant d’elle une grande routière qu’on gagne à conduire. Il faut toutefois souligner que bien que sa banquette arrière soit assez spacieuse pour accommoder deux grands adultes, celle-ci dispose d’un dégagement pour les jambes et la tête qui demeure inférieur à sa petite sœur, l’Altima.

Agrément de conduite : 7/10

Si on exclut la boîte CVT de l’équation, la Maxima est une grande berline étonnement amusante à conduire. Son moteur et son châssis y sont pour beaucoup. Cette berline accélère avec vigueur et elle n’a aucunement peur d’attaquer une courbe à pleine vitesse.

Toutefois, la Maxima demeure une berline au gabarit imposant et son poids lui joue parfois des tours, surtout en entrant dans un virage. Inévitablement, le fait que son gros moteur V6 repose sur le train avant peu parfois avoir un effet néfaste sur la traction, mais en général, elle se porte bien, même lorsqu’on la pousse à ses limites.

Économie de carburant : 5/10

Sans surprises, le fait qu’elle soit propulsée par un 6-cylindres ne fait pas de la Maxima une berline très frugale. Lors de notre essai, il a été difficile de nous en tenir sous la barre des 10 L/100 km. En ville, ce chiffre s’élevait même jusqu’à 12 L/100 km.

Certes, ça peut être pire. On pense entre autres à une Chrysler 300 alimentée par un moteur V6 qui se montre plus gourmand à la pompe, mais il existe des VUS intermédiaires, avec rouage intégral, capable d’en faire autant que cette Maxima.

Valeur : 4/10

Avec un prix de départ de 41 140 $, la Nissan Maxima n’est pas la valeur du siècle, surtout considérant qu’à ce prix, on cogne à la porte des produits Infiniti, ou même de certains véhicules allemands signés Audi, BMW et Mercedes-Benz. Certes, c’est une berline qui est remplie d’options et de technologies, et la déclinaison Platine, comme notre modèle d’essai, ne dépasse pas les 45 000 $, même équipée au possible. C’est toutefois cher payé pour une berline moins spacieuse qu’une intermédiaire et surtout, moins raffinée qu’une Toyota Avalon.

Conclusion

Il est évident que la Nissan Maxima 2020 soit destinée à une clientèle bien précise. Le consommateur qui entrera dans la salle de montre et qui demandera qu’on lui vende une Maxima est visiblement un individu qui apprécie le design et le puissant moteur V6 qu’offre cette berline.

À ce chapitre, ce consommateur ne sera pas déçu. Le problème, c’est que malgré le fait qu’elle soit rendue presque seule dans son segment, si ce même client a le malheur d’aller faire un tour chez Toyota lors de son magasinage, il risque d’y trouver une Avalon plus spacieuse, plus moderne et tout aussi performante et confortable que cette Nissan.

La Maxima s’accroche à ce qu’elle fait de mieux afin de demeurer pertinente aux yeux des consommateurs. 2020-07-03 06:30:00

Les concurrents

Caractéristiques

Cylindrée 3,5L   Modèle à l'essai Nissan Maxima Platine 2020
Nb. de cylindres V6   Prix de base 45 900 $
Puissance 300 hp @ 6 400 tr/min   Taxe climatiseur 100 $
Couple 261 lb-pi @ 4 400 tr/min   Frais transport et préparation 1 815 $
Consommation de carburant 11,6 / 7,9 / 9,8 L/100 km ville/route/comb   Prix tel qu’essayé 47 815 $
Volume de chargement 405 L  
Équipement en option
Aucune