Une compacte de valeur sûre, polyvalente et sécuritaire.
POSITIFS
  • Transmission intégrale exemplaire
  • Habitacle spacieux et polyvalent
  • Faible consommation d’essence
NÉGATIFS
  • Moteur bruyant
  • Performances décevantes
  • Boîte CVT irritante
Subaru Impreza cinq portes 2020 : essai routier

La Subaru Impreza a longtemps profité du fait qu’elle était la seule voiture compacte à offrir la transmission intégrale de série, une caractéristique qui lui a permis de demeurer alléchante aux yeux des consommateurs durant plus de deux décennies. Maintenant, certains modèles concurrents, comme la Mazda3, s’attaquent à cette niche. Et il ne serait pas surprenant de voir les quatre roues motrices se retrouver sous la carrosserie d’une Toyota Corolla prochainement.

Subaru n’est donc plus seul dans cette catégorie et il faut avouer que sa nouvelle concurrence est solide. Sachant qu’il est maintenant possible de se procurer une Mazda3 tout aussi agile dans la neige pour grosso modo le même prix qu’une Impreza, est-ce encore pertinent d’opter pour la bonne vielle Subaru? Nous l’avons mise à l’essai pour en dresser le portrait.

Design : 6/10

Subaru n’a jamais été réputé pour ses designs exemplaires. Cette tradition se poursuit avec l’Impreza 2020, qui a été entièrement redessinée en 2017. Elle ne fait vraiment rien pour attirer l’œil, même qu’elle se fond rapidement dans la masse. Notre modèle d’essai était néanmoins le plus attrayant de la gamme en raison de sa configuration cinq portes et son ensemble Sport-tech. Équipée de plus belles jantes, d’une calandre à volets actifs et peinte en rouge lithium nacré, elle arbore en effet une allure un peu plus sportive.

Mais lorsqu’on la compare à ce qui se fait du côté d’une Mazda3, d’une Nissan Sentra ou encore d’une Golf, le design de l’Impreza est moche et dépourvu de personnalité.

Sécurité : 10/10

Comme le reste des produits Subaru, l’Impreza est garnie d’une foule de technologies d’aide à la conduite dernier cri. La suite EyeSight s’offre à partir de 23 958 $ et comprend une pléthore de fonctionnalités pratiques, comme un régulateur de vitesse adaptatif, le freinage d’urgence en cas de collision imminente, et un détecteur de changement de voie.

On peut également opter pour les détecteurs d’angle mort, de distraction et du trafic transversal en marche arrière. En outre, toutes les Impreza viennent de série avec une transmission intégrale, les rendant forcément plus sécuritaires en hiver.

Habitabilité : 7/10

Sans sa déclinaison cinq portes, l’Impreza est nettement plus polyvalente que la berline, voire supérieure à majorité de la concurrence.

Son coffre peut avaler jusqu’à 588 litres de marchandise, et jusqu’à 1 565 litres au total. C’est mieux qu’une Mazda3 Sport (1 334 litres), une Golf (1 492 litres) et une Honda Civic (1 308 litres). Le coffre est toutefois plus petit que celui d’une Kia Forte5 (741 litres) et de la Civic (727 litres.

Il est important de noter que ce volume est comparable et même, dans certains cas, supérieur à ce qu’on retrouve du côté des VUS sous-compacts.

Convivialité : 8/10

L’une des grandes qualités de l’Impreza, c’est la simplicité de son habitacle qui lui confère une convivialité digne de mention. Tout est à portée de main, visible et facile à appréhender. La visibilité depuis le siège conducteur est excellente, l’utilisation des commandes est intuitive et le système multimédia Starlink demeure exemplaire au chapitre de l’ergonomie.

Bien que sa présentation générale commence à être dépassée, surtout lorsqu’on la compare à ce qui se fait maintenant chez la concurrence, ce système demeure néanmoins efficace. On l’apprécie notamment pour ses grandes icônes claires, ses menus simples et les commandes physiques qui permettent de manipuler la climatisation et les sièges chauffants, par exemple.

Caractéristiques : 8/10

Il est possible de garnir une Impreza d’une foule d’options, ce qui fait rapidement grimper son prix de vente au-delà des 35 000 $.

Certaines options en valent plus la peine que d’autres. Les quatre ports USB, l’écran de huit pouces, le volant chauffant, les sièges en cuir chauffants et le freinage d’urgence en marche arrière constituent tous des options agréables, mais à notre avis, le levier de vitesse gainé de cuir, les pédales en aluminium et les poignées de portière chromées sont des options un peu moins pertinentes. Cela dit, la Subaru Impreza dispose d’une liste d’options généreuse à prix compétitif.

Puissance : 5/10

Par le passé, l’Impreza se démarquait par sa conduite dynamique et ses temps d’accélérations plus que suffisants, même si on ignorait la WRX.

Ce n’est malheureusement plus vraiment le cas. Cette compacte dispose plutôt d’un groupe motopropulseur plus éconergétique que sportif. Un seul moteur l’anime, soit un 4-cylindres à plat de type boxer de 2,0-litres d’une puissance de 152 chevaux et 145 lb-pi de couple. Ce moteur peut être jumelé à une boîte manuelle à cinq rapports ou une automatique à variation continue (CVT), comme notre modèle d’essai. Toutefois, les déclinaisons Sport-tech berline et cinq portes viennent uniquement avec cette unité à variation continue.

C’est un moteur qui fait bien le travail en général, qui livre des accélérations honnêtes, mais sans plus. Les temps d’accélérations (surtout lorsqu’associé à la boîte CVT) sont lents et le comportement du moteur est « vache ». Son plus grand défaut, c’est son manque de couple à bas régime. Ce « flat four » est bruyant lorsque sollicité et doit monter en régime pour atteindre sa pleine puissance. Hélas, la boîte CVT l’empêche de chanter librement. Vaut mieux choisir la boîte manuelle si on désire mieux exploiter ce qu’il a dans le ventre.

Confort : 7/10

L’habitacle spacieux de cette Impreza fait d’elle une compacte forte agréable pour la vie de tous les jours. C’est une cabine facilement accessible, tant à l’avant qu’à l’arrière et l’accès à son coffre est agréable en raison d’un plancher de chargement plus bas que certaines concurrentes.

Les places arrière sont accommodantes pour les grandes personnes, qui y trouveront un bon dégagement pour la tête, les jambes et les épaules. Trois passagers risqueront néanmoins de trouver l’espace étriqué. Toutefois, ce léger défaut ne devrait pas causer problème à de jeunes enfants. Les places avant procurent un adéquat support lombaire et latéral, sans plus. Bref, le niveau de confort d’une Impreza fait bien le travail pour les tâches quotidiennes.

Agrément de conduite : 8/10

Malgré les performances pitoyables que procure le moteur 2,0-litres, l’Impreza nous a tout de même étonnés par son plaisir de conduire marqué.

Au chapitre de la tenue de route, on ressent une bonne mise au point du châssis et de la suspension. La direction est précise, l’auto répond bien à nos commandes et l’Impreza demeure hyper solide lorsqu’on la conduit sur les routes abîmées. On la sent bien assemblée.

Amateurs de la marque, sachez qu’il y a encore un soupçon de sportivité dans le comportement routier de cette Impreza. Nous avons observé un effet de roulis plus bas que la normale, une sensation de stabilité insécable en raison de sa mécanique boxer, et une volonté de permettre à son conducteur de lâcher son fou de temps à autre. Lors d’une tempête de neige, nous avouons avoir eu bien du plaisir au volant de cette Subaru.

Économie de carburant : 9/10

L’Impreza nous a également charmés au niveau de sa consommation d’essence. Par le passé, les modèles Subaru avaient la réputation d’être gourmands en raison de leur moteur et rouage intégral. Les avancements technologiques ont permis à Subaru d’améliorer son iconique moteur boxer afin que celui-ci soit plus frugal. Lors de notre essai en hiver, nous avons enregistré une moyenne de consommation de 8,7 L/100 km, ce qui est non seulement excellent pour une voiture quatre roues motrices, mais nez à nez avec la Mazda3 AWD que nous avons également mise à l’essai durant la même semaine.

Valeur : 8/10

Toutefois, contrairement à sa principale rivale japonaise, l’Impreza offre la transmission intégrale de série, et ce, même dans la déclinaison de base Commodité à 21 958 $. Ce n’est honnêtement pas cher payé pour une compacte équipée des quatre roues motrices. C’est à ce chapitre qu’elle l’emporte sur une Mazda3.

S’offrant sous une grande variété de déclinaisons, soit en format berline ou à hayon, et pouvant être équipée d’une foule d’options et de technologies d’aide à la conduite pratiques, l’Impreza demeure une valeur sûre dans sa catégorie, même depuis l’arrivée d’une nouvelle concurrente.

Conclusion

La Subaru Impreza 2020 a donc perdu un peu de son panache en matière de flamboyance et de sportivité, mais elle demeure un véhicule bien pensé et pratique pour les besoins quotidiens. En conclusion, l’Impreza est une petite voiture sécuritaire, polyvalente et peu énergivore qui risque de bien vous servir pendant longtemps. Soyez toutefois avertis que les moteurs Subaru nécessitent un entretien particulier. Plusieurs propriétaires Subaru nous ont néanmoins confirmé que le constructeur détient une bonne réputation quant à la qualité de son service à la clientèle.

Pour ce qui est d’étancher la soif d’adrénaline des amateurs de performance, il faut plus que jamais se tourner vers les WRX et WRX STI.

Une compacte de valeur sûre, polyvalente et sécuritaire. 2020-04-10 06:45:00

Les concurrents

Caractéristiques

Cylindrée 2,0L   Modèle à l'essai Subaru Impreza Sport-tech avec EyeSight cinq portes 2020
Nb. de cylindres H4   Prix de base 31 695 $
Puissance 152 ch @ 6 000 tr/min   Taxe climatiseur 100 $
Couple 145 lb-pi @ 4 000 tr/min   Frais transport et préparation 1 650 $
Consommation de carburant 8,4L/6,6L/7,6L/100 km ville/route/comb   Prix tel qu’essayé 33 445 $
Volume de chargement 588 / 1 565 L sièges rabattus  
Équipement en option
Aucune