Un autre VUS compact à mettre sur votre liste
POSITIFS
  • Le meilleur rouage intégral du segment
  • Qualité de construction
  • Consommation de carburant raisonnable
NÉGATIFS
  • Système DriverFocus intrusif
  • Direction un peu lourde
  • Un peu de roulis dans les virages
Subaru Forester 2020 : essai routier

Entièrement remodelé l’an dernier, le Subaru Forester continue son bonhomme de chemin sans trop faire de vagues en 2020, le VUS compact de la marque étoilée qui a même perdu du terrain en 2019, face aux chiffres de ventes de 2018. Il faut dire que le Forester se bat dans une arène très achalandée par les temps qui courent, les petits utilitaires qui remplacent, petit à petit, les voitures compactes, du moins dans le cas de plusieurs jeunes familles nord-américaines. Le Toyota RAV4 a même relégué la Honda Civic au deuxième rang des véhicules les plus vendus au Canada, si on exclut les camionnettes pleine grandeur de l’équation. Et le Honda CR-V n’est pas loin derrière.

Pour en revenir au Subaru Forester, il faut malgré tout mentionner que l’offre s’est quelque peu amincie depuis la refonte. Le modèle XT équipé du moteur turbo ne fait plus partie de l’offre, tout comme la boîte de vitesses manuelle qui constituait une infime partie des acheteurs, inutile de le rappeler.

J’ai récemment pu reprendre le volant d’une livrée Premier (lire la plus cossue) du Subaru Forester 2020, au tout début du printemps en pleine crise du COVID-19. Malheureusement, le Subaru Forester n’est pas équipé pour réduire les effets du Coronavirus, mais en revanche, il se positionne comme l’un des très bons choix du segment, et ce, malgré une popularité inférieure face aux ténors du groupe. Voici ce que j’ai pu retenir de cet essai.

Design : 7.5/10

Au premier coup d’œil, les habitués des produits Subaru ne seront absolument pas dépaysés : le Forester ressemble… à un Forester! Il y a bien sûr quelques modifications d’usage comme la forme des feux de position à l’arrière ou le design des jantes, mais règle générale, la cinquième génération du modèle ne déroge pas de la ligne directrice : le Forester a des airs d’Outback – au niveau de la fenestration latérale notamment – , mais avec plus de verticalité. J’aime bien le bouclier, très simpliste certes, mais qui ne risque pas de confondre les passants. Pour ceux et celles qui veulent d’un VUS doté d’un look plus « aventureux », le Forester se doit d’être considéré.

Sécurité : 9/10

J’écrivais il y a quelques semaines sur le système EyeSight monté à bord de la Legacy ou même du Crosstrek. La simplification de la gamme Forester a du bon puisque le système maison est dorénavant livré sur toutes les livrées de l’utilitaire. Et sur le modèle haut de gamme Premier, tout, mais absolument tout est inclus, en ce qui a trait à la sécurité. Non seulement le système EyeSight de base est présent (ce dernier qui comprend le freinage précollision, l’assistance au freinage précollision, la gestion d’accélération précollision, le régulateur de vitesse adaptatif, l’assistance au maintien à l’intérieur de la voie, l’alerte de déviation de trajectoire, l’alerte de louvoiement, l’alerte de démarrage du véhicule de tête et assistance au maintien de voie), mais en plus, le système de mitigation DriverFocus qui « surveille » le niveau d’alerte du conducteur fait partie de l’équipement de ce modèle très bien équipé. J’ai d’ailleurs pu m’en rendre compte à quelques reprises, le système qui m’avertissait de garder mon attention sur la route devant moi. Finalement, le freinage automatique arrière, les phares directionnels et la pédale de frein rétractable en cas de collision (pour ne nommer que ceux-là) font aussi partie de l’arsenal sécuritaire du Forester. Bref, l’aspect sécurité est bien garni à bord de ce Forester de plus de 40 000 $.

Habitabilité : 8.5/10

Il y a plusieurs années, le Forester était souvent cité par la presse automobile pour son manque d’espace à la deuxième rangée, mais cette époque est révolue… heureusement! D’ailleurs, même le nombre de litres disponibles dans le coffre est exemplaire, tout comme ce plancher de caoutchouc amovible à l’arrière, très facile à nettoyer après une virée au centre de jardinage local. À ce chapitre, le Forester joue à armes égales… ou presque avec ses concurrents!

Convivialité : 7.5/10

Cet aspect de l’habitacle est à quelques détails près le même que dans l’Impreza ou le Crosstrek. La planche de bord est identique, et même s’il y a plus de surface vitrée – et d’espace pour la tête des occupants – à bord du VUS, l’ambiance est la même que dans les modèles plus compacts du constructeur. C’est donc de dire que le Forester n’a pas droit au nouvel écran tactile implanté à bord du tandem Legacy / Outback. Mais bon, il faut l’avouer, le département de l’infodivertissement s’est amélioré ces dernières années, les icônes des applications étant plus larges que par le passé et la réactivité de cet écran qui est franchement plus à point en 2020. Et j’applaudis la présence de ces touches sous l’écran pour accélérer la navigation.

Confort : 7/10

Subaru est une marque qui réutilise des composantes dans plusieurs produits. Les sièges, par exemple, se retrouvent dans tous les modèles, à l’exception du coupé BRZ et des sportives WRX et WRX STI. Ce qu’il faut retenir, c’est que les baquets – et même la banquette arrière – ont été conçus pour le public nord-américain qui préfère une assise moelleuse. Autrement dit, je n’ai pas ressenti d’inconfort durant ces quelques jours d’essai. C’est vrai que la mécanique se fait entendre lorsque le pied droit enfonce la pédale dans le plancher, cette montée en décibels qui est une gracieuseté de la boîte de vitesses à variation continue, mais bon, aussitôt la vitesse désirée atteinte, l’habitacle du Forester redevient assez silencieux.

Agrément de conduite : 7.5/10

Le même sentiment de sécurité que dans les autres véhicules grand public de Subaru est reconduit à bord du Forester. On n’achète pas le Forester pour ses performances endiablées, mais plutôt pour cette confiance que l’on ressent une fois assis derrière le volant. Comme d’autres produits Subaru, la direction est plus lourde que la moyenne et j’ai trouvé que la suspension calibrée pour le confort fait en sorte qu’il y a du roulis dans les virages abordés avec un peu plus de vélocité. Au même titre que le Crosstrek essayé quelques semaines auparavant, j’ai encore dû effectuer des corrections sur l’autoroute, le vent latéral qui était prononcé, je me dois de le souligner.

Puissance : 8/10

Contrairement au Crosstrek, le Forester n’est pas sous-motorisé, le 4-cylindres de 2,5-litres qui livre plus efficacement ses 182 chevaux. Même si les mauvaises langues trouveront à redire sur la présence d’une boîte CVT, celle-ci fait du bon travail en général. Il est également possible de changer soi-même les « rapports » programmés. C’est vrai, le Forester n’est pas un monstre d’accélération, mais tout de même, on sent davantage la puissance à bord de l’utilitaire. D’ailleurs, le système SI-Drive, lorsque placé en mode S, donne un peu plus de tonus au véhicule.

Consommation : 8/10

Peut-être est-ce un signe du retour du beau temps, mais contrairement à ma consommation enregistrée à bord du Crosstrek (plus élevée que celle publiée par l’EnerGuide canadien), j’ai pu m’en tenir à une moyenne légèrement supérieure aux 9 L/100 km prévus par Ressources naturelles Canada pour la portion urbaine. Bref, j’aurais pu faire mieux, c’est vrai, mais bon, rouler à 100 km/h sur l’autoroute ne fait pas partie de mes habitudes de conduite. Je flirte plus souvent avec les 120 km/h sur la voie rapide, ce qui a une incidence directe sur la consommation moyenne.

Caractéristiques : 8.5/10

Ici, c’est du pareil au même. J’en arrive au même constat que pour le Crosstrek Limited mis à l’épreuve plus tôt cet hiver. J’aimerais beaucoup que Subaru ajoute un afficheur tête haute dans ses modèles les plus onéreux, mais pour l’instant, cette technologie ne fait pas encore partie des options possibles au sein de la gamme. Pour ce qui est du reste, ce Forester Premier est équipé à souhait. Que dire de plus?

Valeur : 7/10

Évidemment, cette abondance d’équipements a un prix : 39 995 $ avant les frais de livraison de 1 725 $. Un rapide coup d’œil aux autres VUS bien équipés du segment révèle que le Subaru Forester ainsi outillé respecte l’échelle de prix, imposée par la concurrence.

Conclusion

Il est difficile de comprendre cette popularité en demi-teinte du Forester. Il est vrai que les deux ténors jouissent d’une réputation indétrônable, sans oublier leur valeur de revente supérieure, mais le Forester mérite au moins un essai routier, ne serait-ce que parce qu’il est équipé du meilleur rouage intégral de la catégorie, mais aussi parce que le produit est dorénavant rendu à maturité. Plus volumineux, plus confortable et mieux fini, le Forester n’est pas parfait, mais il s’avère définitivement l’un des meilleurs de son groupe.

Un autre VUS compact à mettre sur votre liste 2020-04-07 06:45:00

Les concurrents

Caractéristiques

Cylindrée 2,5L   Modèle à l'essai Subaru Forester Premier 2020
Nb. de cylindres H4   Prix de base 39 995 $
Puissance 182 ch @ 5 800 tr/min   Taxe climatiseur 100 $
Couple 176 lb-pi @ 4 400 tr/min   Frais transport et préparation 1 725 $
Consommation de carburant 9,0 / 7,2 / 8,2 L/100 km ville/route/comb   Prix tel qu’essayé 41 820 $
Volume de chargement 818 / 2 008 sièges rabattus  
Équipement en option
Aucune