Résumé
Si Tom Pouce était un VUS.

Pour

Agilité et tenue de route plaisante
Efficacité énergétique intéressante
Look encore actuel malgré l’âge
Fiabilité solide

Contre

Espace arrière et coffre de petit format
Chauffage initial lent par grand froid
Quelques cas isolés de boîte ou direction à surveiller
Infodivertissement archaïque

Quand Mazda a lancé le CX-3 pour l’année-modèle 2016, le constructeur japonais a plongé tête première dans le segment automobile qui pousse plus vite que la mauvaise herbe : le VUS sous-compact. L’idée était simple : offrir la consommation d’une citadine, la garde au sol d’un pseudo-VUS, la traction intégrale en option et un intérieur un peu plus chic que la moyenne. Bref, un petit utilitaire urbain qui voulait donner l’impression d’être plus grand que nature. Face à lui : Hyundai Kona, Nissan Juke, Subaru Crosstrek et Honda HR-V. Autrement dit, une bataille de VUS qui ne feront jamais de remorquage, mais qui adorent les bancs chauffants.

Intérieur et confort

Si les proportions ne sont pas ambitieuses, le CX-3 ne manque pas d’ambition au chapitre de l’équipement. On retrouve de série le démarrage à bouton-poussoir, la boîte automatique à 6 rapports (une version GX à boîte manuelle à six rapports a aussi été offerte brièvement), un écran tactile de 7 pouces et la caméra de recul. En montant de gamme, vous ajoutez des sièges chauffants, essuie-glaces automatiques, phares à DEL, toit ouvrant, système de son BOSE, climatisation automatique… bref, un mini-VUS qui se vise le plus haut de gamme. Comme la majorité des produits Mazda, l’habitacle est bien assemblé, agréable à l’œil, mais l’espace arrière et le coffre rappellent vite qu’on est dans la catégorie « mini ». Si vous avez une jeune famille, les sièges arrière sont trop étroits pour accueillir un siège pour bébés.

Un quatre cylindres peu gourmand et peu puissant

Au Canada, le CX-3 a été lancé avec un 4-cylindres SKYACTIV-G de 2,0-litres, atmosphérique, à 148 chevaux. Pas de turbo, pas de drame, pas de surprise. Compression élevée, injection directe, admission et échappement optimisés : Mazda fait du Mazda. La consommation oscille entre 6,9 et 8,8 L/100 km, ce qui est suffisamment frugal pour calmer la culpabilité écologique… sans faire battre le cœur plus vite. Les performances sont correctes, mais personne n’a jamais acheté un CX-3 pour gagner un feu rouge.

Sur la route

Le CX-3 est maniable, facile à maîtriser et rassurant l’hiver, surtout en version 4RM. La direction est précise, le châssis équilibré et le comportement routier est typiquement Mazda : plus dynamique que la moyenne. Ce n’est pas sportif, mais ce n’est jamais ennuyant. Et ça, dans ce segment, c’est déjà beaucoup.

Liste des rappels

Liste des rappels de Transport Canada de 2016 à 2022

- Caméra de recul (2016 à 2021)

Connecteur de caméra de recul pouvant provoquer une image distordue ou clignotante, ce qui réduit la visibilité en marche arrière.

- Pompe à carburant (2019)

Pompe à carburant susceptible de tomber en panne, pouvant entraîner un fonctionnement irrégulier du moteur, difficulté à démarrer ou perte de puissance pendant la conduite.

- Suspension (2016)

L’écrou et le boulon qui fixent l’assemblage de la jambe de force au moyeu peuvent ne pas avoir été serrés correctement. Cela pourrait entraîner un détachement partiel et une perte de contrôle de la direction.

Problèmes connus

1-    Transmission automatique capricieuse

Certains propriétaires ont rapporté des hésitations, du patinage ou un délai au démarrage, parfois spectaculaire (20 à 40 secondes à faire du bruit avant d’avancer…).

2-    Direction au comportement étrange

Une direction qui accroche, résiste ou fait du bruit peut indiquer un arbre de direction défectueux. Mazda a publié un bulletin technique (TSB) à ce sujet.

3-    Chauffage lent par grand froid

À -20 °C, le CX-3 peut prendre son temps avant de chauffer, surtout au ralenti. Ce n’est pas une panne, plutôt une caractéristique.

4-    Codes d’erreur cachés

Même sans voyant moteur allumé, des codes peuvent être stockés. Certains cas rapportent hésitations, calages ou démarrages difficiles.

5-    Amortisseurs arrière qui fuient (2016)

Sur certains CX-3 2016, les amortisseurs arrière peuvent laisser couler de l’huile.

Fiabilité et sécurité

Aux tests IIHS, le CX-3 affiche des résultats globalement « Good » dans de nombreuses catégories — structure, frontal et latéral. Au Canada, il n’a pas décroché systématiquement un « Top Safety Pick+ », mais il reste très respectable pour sa taille.

Prix moyen pour les modèles 2016 à 2021

  • 2016 ~ ≈ 6 995 – 11 995 $
  • 2017 ~ ≈ 12 975 – 16 995 $
  • 2019 ~ ≈ 11 950 – 18 995 $
  • 2020 ~ ≈ 13 699 – 21 594 $
  • 2021 ~ ≈ 17 221 – 22 948 $
  • 2022 ~ ≈ 21 857 – 23 977 $

Conclusion

Le Mazda CX-3 2016-2022 n’est ni rapide, ni spacieux, ni révolutionnaire. Mais il est fiable, agréable à conduire, économe et bien assemblé. En modèle d’occasion, avec un bon historique et une inspection sérieuse, c’est un choix logique et rassurant, surtout pour la conduite urbaine et hivernale. Un CX-3 en santé, c’est comme un bon café : pas spectaculaire, mais on y revient toujours.

Caractéristiques
Cylindrée
2,0L
Nb. de cylindres
L4
Puissance
146 ch @ 6 000 tr/min
Couple
146 lb-pi @ 2 800 tr/min
Consommation de carburant
8,2/6,7 L/100 km (2RM) ; 8,8 / 7,3 L/100 km (4RM)
Volume de chargement
452 L, 1 528 L

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Sur la route depuis 1992, Benoit est copropriétaire et rédacteur en chef de l’Annuel de l’automobile et l’auto d’occasion. On peut le voir à RPM+ et aux Légendes de la route ou l’écouter sur le 98,5 FM ou Radio-Canada. Dans ses rares temps libres, il aime s’évader à vélo, ou en ski de fond selon la saison.