L'Audi RS 5 passe à l'hybride rechargeable
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Le constructeur Audi vient de dévoiler les premiers détails sur la nouvelle génération de sa sportive RS 5 pour l’année en cours. Et à l’instar de quelques autres berlines haute performance – pensons notamment à la récente BMW M5 –, la cinq portes qui, rappelons-le, doit aussi remplacer l’A4 dans la gamme aux quatre anneaux, passe à l’ère hybride rechargeable.

Et s’il est clair que cette injection électrifiée s’accompagne d’un surplus de poids, cette nouvelle formule voit aussi ses chiffres de puissance et de couple bonifiés, au grand plaisir des amateurs de vitesse. La RS 5 conserve son moteur V6 biturbo de 2,9-litres de cylindrée, mais lui greffe une paire de moteurs électriques et une batterie de 25,9 kWh, ce qui fait osciller la puissance à 630 chevaux et le couple, à 627 lb-pi. Le 0-100 km/h est abattu en 3,6 secondes, tandis que la vitesse maximale – avec le groupe Audi Sport optionnel – est de 285 km/h.
La boîte de vitesses, une unité automatique à huit rapports, intègre également l’un des deux moteurs électriques. L’intégration de ce système hybride rechargeable permet aussi à la berline-coupé de rouler en mode purement électrique, et ce, sur une distance de 84 km, selon le cycle de calcul européen. On peut donc s’attendre à une distance réduite pour le marché nord-américain.

Les ingénieurs de l’aile sportive Audi Sport se sont aussi penché sur le bloc thermique qui a vu son cycle Miller optimisé, sa pression d’injection accrue, sans oublier les turbocompresseurs à géométrie variable. Le constructeur parle donc d’un moteur plus performant, mais aussi plus économe en carburant, jusqu’à 20 % selon ce qu’indique Audi.
Le rouage intégral quattro profite aussi du système Dynamic Torque Control, ce dernier qui incorpore la vectorisation du couple électromécanique capable de moduler le couple entre les roues en 15 millisecondes. Le calculateur (200 Hz, soit toutes les 5 ms) anticipe l’adhérence, l’angle de volant, les G latéraux, le taux de lacet, et ajuste la répartition en temps réel.
Le résultat serait probant en entrée de virage, alors que la voiture se place avec une précision chirurgicale, selon ce qu’indique Audi. À la remise des gaz, le couple est dirigé vers la roue extérieure pour faire pivoter l’auto et maximiser la motricité. Le différentiel central reçoit lui aussi un précharge permanente : il reste partiellement verrouillé même sans couple appliqué, ce qui améliore la mise en appui et réduit le sous-virage lors des transferts de charge.

La batterie de 25,9 kWh alimente quant à elle le moteur électrique et le système 400 volts. La recharge ne prendrait que deux heures et demie avec un chargeur en courant alternatif de 11 kW.
La RS 5 repose sur une caisse rigidifiée de 10 %, des trains roulants spécifiques à cinq bras et une suspension RS sport à amortisseurs bi-soupapes. La direction est plus directe (avec un rapport 13:1), tandis que les à disques en acier ont un diamètre de 420 mm à l’avant ou de 440 mm avec les disques en carbone-céramique disponibles en option. La RS 5 peut être équipées de jantes de 20 ou 21 pouces. La RS 5 propose deux modes de conduite plus « tranquilles », soit EV et Hybrid, avec récupération d’énergie réglable via les palettes (trois niveaux). En tout électrique, elle peut même évoluer en silence, y compris sur autoroute à rythme modéré.
Mais, il y a aussi le mode RS torque rear qui répartit le plus de couple vers l’essieu arrière, ce qui permet bien entendu des dérapages contrôlés, une manœuvre qui devrait être limitée aux circuits fermés. En mode RS sport, la motricité est priorisée pour des sorties de virage explosives. Quant à l’échelon RS individual, tous les paramètres peuvent être ajustés aux goûts du conducteur.

À l’extérieur, la nouvelle RS 5 adopte une carrosserie plus musclée et plus large de quaztre centimètres. Si on a droit à la recette habituelle (ailes bombées, jantes élargies, bouclier assombri, c’est surtout à l’arrière que la nouvelle sportive se distingue avec ces deux énormes pots d’échappements ovoïdes. Il y a aussi l’ensemble Audi Sport qui ajoute un bouclier spécifique, des jantes 21 pouces noir diamanté, un système d’échappement RS, des freins céramiques aux étriers bronze et cette vitesse maximale portée à 285 km/h.
À l’intérieur, l’écran panoramique OLED (qui intégre un de 11,9 pouces et un autre de 14,5 pouces) va même jusqu’à proposer un écran passager 10,9 pouces. Les sièges sport à surpiqûres nid d’abeille sont très enveloppants, comme il se doit à bord d’une telle voiture. Le volant à base aplatie reçoit des satellites RS et le bouton Boost. Chaque détail rappelle que l’on est à bord d’une RS — pas d’une simple A5 électrifiée.
On ne connaît pas encore le prix de cette nouvelle RS 5, mais il faut s’attendre à une hausse par rapport à l’ancien modèle, surtout avec toute cette technologie embarquée. Les premiers exemplaires sont attendus en cours d’année.

