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Ojaï, Californie - On dirait que Toyota a finalement compris qu’un VUS électrique peut aussi aimer la boue, les vélos sales et les week-ends sans réseau cellulaire. Le bZ Woodland 2026 arrive au Canada avec une mission claire : prouver qu’un véhicule à batterie peut être autre chose qu’une simple navette urbaine branchée sur une borne comme un téléphone oublié. Plus puissant que son frère bZ et orienté vers l’aventure, il vise les familles actives (encore) qui veulent passer du stationnement du Costco au chemin forestier sans changer de monture. Les mauvaises langues diront que c’est exactement ce que Subaru annonce avec son Trailseeker et c’est normal, ces véhicules sont des jumeaux quasi identiques.
Design 8 / 10
Le Woodland reprend le faciès « hammerhead » maison, mais ajoute des ailes noires robustes, une garde au sol de 215 mm et un gabarit légèrement étiré. Résultat : il a l’air prêt à grimper une montagne… même si, statistiquement, il finira plus souvent devant un chalet loué sur Airbnb. Les rails de toit de série et les jantes de 18 pouces renforcent ce positionnement aventure. Mention spéciale aux pneus tout-terrain optionnels : ils amputent un peu l’autonomie, mais donnent enfin une crédibilité hors bitume à un VÉ japonais souvent trop sage.
Sécurité 9 / 10
Le Woodland reçoit la suite Toyota Safety Sense 3.0, un arsenal complet comprenant freinage d’urgence avec détection des piétons, régulateur adaptatif pleine vitesse, assistance au maintien de voie et lecture des panneaux. Parmi les autres caractéristiques que l’on retrouve à bord, la surveillance des angles morts avec alerte de trafic transversal, l’alerte de sortie sécuritaire (pratique en ville), une caméra panoramique avec mode multiterrain et une structure de batterie surveillée en permanence. Bref, ce n’est pas un véhicule qui encourage l’imprudence — même si ses 375 chevaux pourraient vous donner des idées.
Habitabilité 9 / 10
Avec 2 120 litres de volume de chargement (banquette rabattue), Toyota corrige un reproche fréquent adressé aux VÉ : l’aspect pratique. L’espace arrière est généreux et le plancher plat aide clairement à installer trois passagers sans débat diplomatique. La plateforme e-TNGA dédiée permet aussi un habitacle aéré avec son plancher plat. Ce n’est pas révolutionnaire, mais c’est intelligemment emballé.
Convivialité 9 / 10
L’écran central de 14 pouces domine la planche de bord et fonctionne avec le système Toyota Multimedia compatible avec Apple CarPlay et Android Auto sans fil. Deux pavés de recharge pour appareil intelligent, la clé numérique et les services connectés complètent l’expérience. Le modèle Premium ajoute un toit panoramique, une chaîne audio JBL à neuf haut-parleurs et des sièges ventilés. Comme d’autres constructeurs, Toyota a adopté le système de gestion intégré de Google. L’assistant vocal « Hey Toyota » fonctionne bien pour la navigation ou la température. Vous avez aussi la possibilité d’installer via ce système des centaines d’applications somme Spotify, Apple Music ou autres.
Confort 9 / 10
Si Toyota n’est pas reconnu pour ses suspensions sportives, le Woodland profite du centre de gravité bas typique des VÉ. La conduite est feutrée et stable. Les sièges chauffants avant et arrière (latéraux) sont de série, tout comme le volant chauffant — un détail qui compte énormément en hiver. Le Premium ajoute même un chauffage radiant pour les jambes avant. Oui, c’est aussi agréable que ça en a l’air.
Agrément de conduite 8,5 / 10
Le duo de moteurs de 167 kW et la transmission intégrale livrent 375 chevaux et un 0-100 km/h annoncé à 4,4 secondes. Disons-le franchement : c’est plus rapide que nécessaire pour transporter un kayak, mais drôlement intéressant. Le système X-MODE (merci à Subaru) avec Grip Control optimise la motricité à basse vitesse. Ce n’est pas un Land Cruiser électrique, mais pour un chemin enneigé ou un sentier modéré, la confiance est au rendez-vous. La puissance est non seulement bonne, mais transforme un véhicule qui pourrait être banal en une familiale qui se donne des airs de sportive. Il faut aussi mentionner l’aplomb du modèle sur la route grâce au rouage intégral très efficace sur les petites routes sinueuses de la Californie. Une belle surprise pour ce VUS qui se donne des airs de berline sport sur la route.
Motorisation 8,5 / 10
La batterie lithium-ion de 74,7 kWh offre une autonomie maximale estimée à 452 km (418 km avec pneus tout-terrain). La recharge rapide de 10 à 80 % nécessite environ 30 minutes. Toyota comme bien d’autres offre maintenant le port NACS compatible avec de nombreuses bornes rapides de Tesla, un préconditionnement de batterie pour l’hiver et des palettes au volant pour ajuster la régénération en quatre niveaux différents. Toyota coche enfin les cases que les acheteurs nord-américains surveillent.
Caractéristiques 8 / 10
Parmi les caractéristiques, le bZ Woodland offre une capacité de remorquage de 1 588 kilos, un chargeur embarqué 11 kW, un câble 120/240 V inclus à l’achat et le rouage intégral de série. Toyota a même pensé à ceux qui cherchent un peu de fantaisie avec un éclairage d’ambiance personnalisable en 64 couleurs.
Valeur 7,5 / 10
Avec un prix de départ à 59 900 $ (63 300 $ avec frais), le bZ Woodland n’est pas une aubaine, mais la dotation est riche et la puissance est supérieure à la moyenne du segment. Face à plusieurs VUS électriques encore hésitants sur la capacité de remorquage ou le rouage intégral de série, Toyota offre 3 500 livres de capacité de remorquage et une garde au sol de 215 mm qui permet de réelles escapades loin du bitume. Il faudra toutefois fouiller un peu plus loin dans ses poches pour une version Premium qui va dépasser les 70 000 $ après les taxes.
Face à plusieurs VUS électriques encore hésitants sur la capacité de remorquage ou le rouage intégral de série, Toyota arrive avec un produit cohérent. Outre son frère de sang, le Subaru Trailseeker, le seul autre concurrent potentiel serait le Hyundai Ioniq 5 XRT, sauf que ce modèle n’est pas offert au nord du 49e parallèle.
Conclusion
Le bZ Woodland 2026 montre que Toyota a compris la recette d’un VÉ nord-américain : puissant, pratique et crédible hors des centres urbains. Ce n’est pas le plus charismatique du marché, mais c’est probablement l’un des plus rationnels — et chez Toyota, la rationalité finit toujours par gagner.

