Trouvaille de la semaine : Audi Quattro 1983
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Avec le temps froid qui sévit depuis quelques jours dans la belle province, il est normal de songer au retour du beau temps. Mais, en ce début du mois de janvier, plusieurs alternatives (au froid sibérien) s’offrent à ceux et celles qui n’ont nullement l’intention d’affronter l’hiver, notamment le Salon de l’auto de Montréal qui a ouvert ses portes aujourd’hui, le 16 janvier.

D’ailleurs, lors de la journée de visite réservée à la presse, 15 janvier dernier, une voiture a piqué notre attention : cette superbe Audi Quattro 1984 à empattement court, celle qui portait l’appellation Sport quattro. Celle-ci a d’ailleurs orienté notre choix pour la trouvaille de la semaine, la première de 2026.
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L’Audi Quattro 1983 que vous apercevez en ce moment sur votre écran n’est peut-être pas aussi rare que l’exemplaire à empattement court, mais ça ne fait pas d’elle une voiture à ignorer. Au contraire, la sportive aux quatre anneaux a fait partie de cette révolution initiée au début des années 80 dans le monde du rallye international. Première sportive de grande série à démocratiser la traction intégrale permanente, elle a bouleversé la discipline, humilié la concurrence sur la neige, la terre et l’asphalte, et imposé Audi comme une force technique incontournable.

L’exemplaire proposé ici, une Audi Quattro Ur de 1983, ne se contente pas de préserver cet héritage. Il le réinterprète, avec un soin quasi obsessionnel, dans l’esprit des Quattro européennes sans toucher à l’ADN du bolide.

Entièrement démontée jusqu’à la tôle nue, la carrosserie a été reconstruite puis repeinte en Blanc Alpin monocouche, une teinte emblématique de l’ère Audi Sport. Elle adopte une configuration spécification européenne : pare-chocs affinés, calandre inclinée, phares H1/H4, feux arrière fumés, couvercle de coffre et aileron assortis à la carrosserie.
Malgré cette modernisation subtile, l’auto conserve des éléments d’époque précieux, comme toit ouvrant amovible, l’antenne à motorisation électrique, l’essuie-glace arrière, bref des équipements qui facilitent la vie de son utilisateur au quotidien.

Les habitués de ce modèle mythique auront sûrement reconnu ces indémodables jantes Ronal R8 de 15 x 8 pouces, datées de 1982, les sabots qui sont enveloppés par des pneus BFGoodrich G-Force Sport. La vente inclut également un ensemble de pièces et d’éléments retirés, dont un jeu complet de jantes Fuchs 15 x 7 pouces montés sur pneus BFGoodrich Advantage T/A.
Sous le capot, c’est toujours un bloc 5-cylindres turbo qui occupe la majeure partie du compartiment moteur, mais le bloc d’origine a troqué sa place contre une version plus performante : un bloc 2,2-litres à 20 soupapes, une configuration employée à bord des Quattro plus tardives.

Il est associé à un collecteur d’échappement et un turbocompresseur RS2 K24-7200, le tout géré par une cartographie MTM développée par Joe Hoppen Motorsport. L’échappement Milltek Sport en acier inoxydable libère assurément une sonorité rauque et unique à la musicalité d’un 5-cylindres turbo d’Audi Sport.
La puissance est transmise par une boîte manuelle à cinq rapports, couplée au légendaire système Quattro, avec différentiels central et arrière verrouillables manuellement. Et ce n’est pas tout, car la suspension a été entièrement revue, avec de nouveaux blocs de sous-châssis, supports et roulements de jambes de force, biellettes de direction, ainsi qu’un ensemble d’amortisseurs Koni avec ressorts H&R. Autrement dit, cette Quattro devrait être capable de suivre la cadence.

À bord, l’atmosphère évoque immédiatement les années 1980, mais avec une touche d’exclusivité supplémentaire. L’habitacle est habillé d’un cuir brun sur mesure, rehaussé d’insertions en tissu à plis diagonaux. Le volant MOMO évoque les sportives de l’époque, tandis que le compteur gradué jusqu’à 250 km/h illustre le potentiel du coupé allemand. Trois jauges auxiliaires – température du liquide de refroidissement, pression d’huile et voltage – sont intégrées dans un module Abt au sommet de la console centrale. Notez toutefois que les sièges chauffants ont été retirés lors de la réfection de la sellerie en 2007. Quant à l’odomètre, il affiche actuellement 122 000 milles (ou 196 100 km).
Certes, le prix demandé est astronomique à 159 995 $, mais avec un tel degré de minutie, cette Quattro est prête à conduire dès le retour des beaux jours. Et pour revivre une époque mythique du sport motorisé le plus en vue de la décennie, cette occasion est définitivement à considérer… si votre portefeuille le permet.

