Retrouver le Subaru Forester, c’est comme retrouver un vieil ami qu’on n’a pas vu depuis longtemps.
POSITIFS
  • Design plus robuste
  • Rassurant à conduire
  • Confortable et bien assemblé
NÉGATIFS
  • Certains boutons difficiles d’accès (du côté gauche)
  • Élasticité des accélérations (à l’occasion)
  • Puissance un peu juste lorsque fortement chargé

Mine de rien, le Subaru Forester s’apprête à célébrer ses 25 ans d’existence. L’utilitaire basé sur la plateforme de l’Impreza – une recette qui n’a pas changé d’ailleurs depuis 1998 – demeure l’une des valeurs sûres du segment des utilitaires de taille compacte, et ce, même s’il ne se retrouve pas dans le peloton de tête aux côtés des grosses pointures que sont le Toyota RAV4, le Honda CR-V ou le Nissan Rogue par exemple.

Pour 2022, le constructeur procède à l’obligatoire refonte de mi-parcours de son populaire VUS, sans trop faire de vagues comme c’est la coutume chez Subaru depuis… toujours finalement! Si la grande nouveauté pour le millésime est l’addition de cette variante Wilderness – lire plus outillée pour une conduite hors route. L’exemplaire qui s’est retrouvé entre mes mains l’instant de quelques jours portait plutôt l’écusson Premier, le plus onéreux de la gamme à quelques dollars au-delà des 42 000 $ en tenant compte des frais de préparation bien entendu.

Design : 7,5/10

L’une des raisons qui expliquent la position du Forester dans le palmarès des ventes canadiennes est sans contredit son design particulier. Depuis son arrivée sur le marché à la fin des années 90, le Forester a toujours privilégié une vaste fenestration « en hauteur », un détail qui distingue passablement le modèle des autres VUS de son groupe, plus génériques.

Malgré tout, il faut l’avouer, le représentant de Subaru s’est embelli au fil des saisons et cette livrée Premier n’est pas piquée des vers avec ses composantes argentées au niveau des bas de caisse, des fenêtres et même à l’avant, au-dessus des antibrouillards. Les phares plus imposants lui donnent des airs de VUS robuste, un détail qui se marie bien avec la grille de calandre élargie. Quant à cette couleur Vert cascade silice, disons seulement que son agencement avec l’habitacle en cuir brun est merveilleux.

Félicitons également les stratèges de Subaru pour avoir accouché de quatre niveaux de finition très bien équipés (Sport, Wilderness, Limited et Premier), chacune d’entre elles venant avec sa personnalité bien à elle.

Sécurité : 8,5/10

Puisqu’il s’agit du « gros » modèle, je n’étonnerai personne en affirmant que l’arsenal complet de la sécurité fait partie de la fiche technique de cette livrée Premier. Avec le système d’aide à la conduite EyeSight, ces fonctions sont incluses : régulateur de vitesse adaptatif avec fonction de retenue automatique du véhicule, freinage précollision, gestion de l’accélération précollision, assistance au centrage dans la voie, assistance au maintien de voie et alerte de louvoiement et alerte de démarrage du véhicule de tête.

Le Forester Premier profite aussi du système DriverFocus, un dispositif qui garde un œil sur l’attention du conducteur, notamment si ce dernier est fatigué ou inattentif. À ce sujet, je peux vous garantir qu’il fonctionne, car j’ai reçu une alerte pendant mon essai parce que je n’avais pas les yeux sur la route. Le système peut aussi garder en mémoire les préférences de jusqu’à cinq conducteurs, comme la position des sièges ou des rétroviseurs.

Le système de détection de véhicules en approche s’occupe quant à lui de garder un œil sur les angles morts, mais également sur les véhicules qui circulent derrière le véhicule lors d’une manœuvre de stationnement. Le freinage automatique en marche arrière est également de la partie, tout comme l’assistance aux feux de route. Mais, comme la très grande majorité des véhicules Subaru, c’est le rouage intégral qui s’avère le meilleur système de sécurité pour garder les occupants sur la route.

Habitabilité : 8/10

À ce niveau, le Subaru Forester de dernière génération est égal ou équivalent aux autres véhicules de la catégorie. L’espace de chargement derrière est facile à moduler et ces boutons permettant d’escamoter les deux côtés de la banquette arrière sont très pratiques. Toutefois, le cache-bagages ne m’a guère impressionné pour sa qualité ou même la manière dont il se fixe aux parois. Règle générale, le Forester respecte les standards de volume intérieur de son créneau.

Convivialité : 7,5/10

Subaru est un constructeur assez conservateur; il préfère s’en tenir au « pratico-pratique ». Le design de la planche de bord du Forester par exemple n’a pas été conçu pour impressionner la galerie avec des écrans surdimensionnés ou des courbes inspirées de l’aviation. Tout est conçu pour faciliter la vie de l’utilisateur avec des molettes simples pour le contrôle de la climatisation ou des boutons raccourcis sous l’écran tactile pour accéder rapidement à la radio ou aux multiples applications. L’écran tactile répond bien aux commandes et le graphisme de ce dernier est clair et agréable à regarder, mais je me dois de le répéter : les systèmes d’infodivertissement américains ont une longueur d’avance encore aujourd’hui.

Confort : 9/10

Le Forester est-il un VUS confortable? En un mot : oui. Le véhicule est mieux insonorisé que par le passé, la suspension est souple, sans trop l’être et les sièges sont suffisamment moelleux pour un Montréal-Percé sans heurts. Que dire de plus?

Agrément de conduite : 7/10

Le Forester est un véhicule agréable à vivre au quotidien. La visibilité 360 degrés est excellente, le confort est au rendez-vous et le rouage intégral est l’un des meilleurs de l’industrie. Avec d’excellents pneus Blizzak WS90 de Bridgestone, les promenades sur une surface enneigée ou glacée sont même impressionnantes.

Il ne faut toutefois pas s’attendre à un bolide capable d’accrocher un sourire au visage de son conducteur chaque fois que ce dernier sort chercher une pinte de lait au dépanneur du coin. Sa vocation est tout autre. Pour répondre à ce besoin bien précis, Subaru propose plutôt son duo WRX/WRX STI, tandis que la familiale Outback peut également être commandée avec le moteur turbo.

Puissance : 7/10

Le bloc 4-cylindres à plat de 2,5-litres n’est peut-être pas une foudre de guerre, surtout à côté du moteur 2,4-litres turbo boulonné dans l’Outback, mais avec 182 chevaux et 176 lb-pi de couple, l’engin est amplement suffisant pour l’utilisateur moyen, à condition de ne pas s’attendre à des performances similaires à celles de la WRX. C’est vrai que pour cet essai, je n’ai pas chargé l’habitacle pour une virée en famille avec beaucoup d’équipement, mais bon, pour les virées urbaines et extra-urbaines, le Forester s’en tire assez bien. À l’occasion, la boîte de vitesses à variation continue rend certaines accélérations un peu plus élastiques, mais il ne faut pas oublier la vocation familiale du véhicule.

Consommation : 7,5/10

L’ÉnerGuide canadien annonce une moyenne de 9,0 L/100 km en ville et de 7,2 L/100 km sur route… à condition d’être doux avec la pédale de droite. J’ai plutôt enregistré une moyenne de 10,4 L/100 km, une statistique attribuable aux quelques fortes accélérations pour atteindre l’autoroute, mais aussi par le temps glacial de ces quelques jours d’essai. En été, ce chiffre sera inférieur, c’est clair.

Caractéristiques : 8,5/10

Fortement équipé, le Subaru Forester Premier ne manque de rien, à part peut-être l’afficheur tête haute, un gadget qui, de toute manière, n’est pas encore répandu à tous les modèles de VUS compacts. Pour le reste, l’équipement est très généreux.

Valeur : 9/10

Je le disais en introduction, le Forester est une valeur sûre pour la qualité générale de son exécution. Très bien assemblé, confortable et sûr de lui sur la route, le représentant de Subaru dans la catégorie la plus importante au pays – pour ceux qui ne doivent pas se procurer une camionnette pleine grandeur – propose une gamme de prix tout à fait juste, même que dans cette livrée Premier, le Forester est même concurrentiel avec son prix d’un peu plus de 40 000 $ avant les frais additionnels.

Conclusion

Ce renouvellement après trois saisons seulement est automatique de nos jours. Les constructeurs sont bien conscients de l’importance de cette catégorie. Les VUS compacts ont petit à petit remplacé les berlines compactes et intermédiaires et nous connaissons tous la popularité de ces deux sous-groupes, avant la venue de ces véhicules hauts sur pattes.

Le Forester révisé n’a certes pas beaucoup changé, du moins lorsqu’on se trouve derrière le volant et c’est peut-être ça qui fait son charme. Quand on prend place à bord de ce dernier, on sait à quoi s’attendre!

Les concurrents

Caractéristiques

Cylindrée 2,5L   Modèle à l'essai Subaru Forester Premier 2022
Nb. de cylindres H4   Prix de base 40 595 $
Puissance 182 ch   Taxe climatiseur 100 $
Couple 176 lb-pi   Frais transport et préparation 1 800 $
Consommation de carburant 9,0 / 7,2 / 8,2 L/100 km ville/route/comb   Prix tel qu’essayé 42 495 $
Volume de chargement 824 / 1 957 L sièges rabattus  
Équipement en option
Aucune